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Procès Sanogo Jour-3 : les témoins de la défense introuvables

Aucun des témoins de la défense n’a répondu présent en ce troisième jour du procès Sanogo. Les avocats de la défense estiment que c’est l’expression d’une mauvaise organisation.

La troisième journée du procès Sanogo s’est ouvert ce lundi 5 novembre comme prévu. Après avoir vérifié que les accusés soient tous présents dans la salle d’audience, Mamadou Berthe, président de la cour se rend compte que la vingtaine de témoin de la défense est absente. Une belle opportunité pour les avocats de la défense qui depuis l’ouverture du procès semblent vouloir un report pure et simple de l’audience. « Monsieur le président, seul l’honorable Oumar Mariko est présent », affirme un avocat sans s’être assurée de la présence de ce dernier dans la salle. Lorsque Mamadou Berthe, demande qu’ Oumar MARIKO se lève, on constate également l’absence de celui-ci.

Pour rappel, Oumar MARIKO est le dernier a être ajouté à la liste des témoins de la défense. Il était présent le vendredi dernier.

Mauvaise organisation Alors même que les avocats de la défense s’apprêtaient à avancer des exceptions de procédure avant les débats, Mohamed Najim, avocat général représentant le ministère Public offre une nouvelle arme de défense à l’accusation, « il faut vérifier si les témoins sont présents », demande-t-il au juge. Visiblement étonné de cette réaction, Mamadou Berthe, une fois de plus passe en revue la liste des témoins. Résultat, aucun n’est présent. « On est dans un amateurisme total, un sabotage du procès », déclare à la barre Me Konaré, avocat de la défense. Et d’ajouter que c’est l’expression d’une mauvaise organisation. Me Harouna Toureh, avocat principal de la défense  explique que la déclaration du parquet est un « aveu de désorganisation ». Il martèle ensuite, « c’est inconcevable qu’une assise se tienne sans témoins.

La loi prévoit que le parquet s’assure d’abord de la présence de tous les témoins à l’audience. Ensuite le parquet doit les prendre en charge. Enfin, la loi permet au parquet de faire comparaître de force chaque témoin qu’il estime nécessaire. Pourtant, rien ne semble avoir été fait en ce qui concerne cet aspect.

Bien que le parquet n’ai pas encore requis au renvoi du procès Sanogo, tout porte à croire pour l’instant que c’est une alternative fort possible.

L’audience a été suspendue, le temps de permettre au juge et ses assesseurs de prendre une décision.

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