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Primature: le duel des Maïga ?

Abdoulaye Idrissa Maiga et Soumeylou Boubeye Maiga

On l’annonçait pour l’après-sommet, et déjà les bruits de couloirs s’amplifient. Les noms sortent et les plus régulièrement cités sont ceux d’Abdoulaye Idrissa Maïga, ministre de la Défense et premier vice-président du RPM et Soumeylou Boubeye Maïga, président de l’ASMA-CFP, ancien ministre de la Défense et actuel secrétaire général de la Présidence.

Rassurer les partenaires techniques et financiers, améliorer le bilan du mandat et mettre en ordre de bataille la troupe pour la présidentielle de 2018, tel sera le cahier de charges du successeur de Modibo Keïta, dont le départ est annoncé pour les jours qui suivent le sommet Afrique-France qui s’est achevé le 14 janvier.

Deux favoris Ancien directeur de la Sécurité d’État, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga a un bon profil pour être le Premier ministre d’un Mali en crise politico-sécuritaire. « Son parcours plaide très largement en sa faveur malgré les différents incidents de parcours qu’il a connu », commente un de ses proches. L’actuel secrétaire général de la Présidence a une grande connaissance des questions sécuritaires, militaires et de géostratégies régionales et internationales, et est crédité d’être un homme de réseau. Il a géré beaucoup de dossiers sulfureux et a un carnet d’adresses des plus étoffés. On dit de lui qu’il est l’homme de l’Algérie et de la France, les deux partenaires incontournables dans la résolution de la crise actuelle dans le septentrion malien. Mais en dépit de toutes ses qualités, Soumeylou Boubèye Maïga, passe aux yeux de  certains de ses détracteurs, pour un homme qui ne rêve que de devenir président de la République. « Pour ce faire, il est capable de pactiser avec le diable », souligne un cadre de son ancien parti, l’ADEMA. Sa plus grande faiblesse vient du côté politique. Même s’il appartient à la Convention de la majorité présidentielle (CMP), le fait qu’il n’appartienne pas au parti majoritaire, le Rassemblement pour le Mali (RPM), peut lui être fatal en période pré-électorale. C’est pourquoi Abdoulaye Idrissa Maïga émerge dans les pronostics. Sa rigueur et don autorité en font l’un des meilleurs profils pour le poste. Directeur de campagne d’IBK lors de la présidentielle de 2013, il pourrait se révéler être un atout pour le président dans la perspective de 2018. Il dispose de résultats favorables à la tête du ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, de même qu’au ministère de la Défense et des Anciens combattants dont il a pris les rênes à la fin août 2016. « Chaque jour, il s’affirme et s’affiche comme le futur le Premier ministre. N’en déplaise à ses détracteurs qui tentent de le discréditer parce qu’il n’a jamais cédé au chantage politique pour gérer les affaires de l’État », explique un proche collaborateur. Dans ce duel, il peut compter sur le soutien d’une frange de son parti le RPM, dont il est le premier vice-président, mais il n’affiche pas un carnet d’adresse international étoffé. Tous deux originaires de Gao, les « frères Maïga » de la cité des Askia devront, quoi qu’il arrive, collaborer pour assurer à IBK un second mandat.

 

 

2 COMMENTAIRES

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  1. pour un Maiga je prendrai Soumailou mais je sais que IBK ne se trompera pas car il connaît plus le bon choix. Aucune erreur n’est permise de nos soleils

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