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Il y a un an Birama Touré disparaissait

Le journaliste Birama, disparu depuis le 29 janvier 2016, n’a toujours pas été retrouvé. Une disparition qui fait polémique, car toutes les pistes explorées ne mènent jusqu’à présent nulle part.

Alors que le journaliste-reporter travaillait pour ‘’Le Sphynx’’, un hebdomadaire privé d’investigations, il disparaît sans laisser de traces. La première piste explorée fut tout naturellement, celle d’éventuels vengeurs. Puis, celle du kidnaping a été privilégiée, à cause d’une enquête qu’il menait. Mais aucune de ces pistes ne fut fructueuse et pour laquelle on aurait voulu le résoudre au silence. Une semaine après les faits, toute la presse malienne s’était mobilisée pour tenter de le retrouver, interpellant les autorités sur le cas de Touré. Le Premier Ministre apporta son concours, mais sans obtenir plus d’informations. Depuis plusieurs mois, c’est le silence complet. Et les questions qui demeurent.

Birama, qui devait se marier quelques jours après la date de sa disparition, avait dévoilé dans ‘’Le Sphynx’’, une histoire d’achat d’avion par Karim Kéita, fils du Président de la République. Quelques mois plus tard, un journal de la place avait expliqué que le reporter serait détenu prisonnier dans une prison secrète de la SE (Sécurité d’Etat) malienne. Baye Coulibaly, secrétaire général du syndicat national des journalistes reporters du Mali(SYJOR), qui s’est rendu dans la famille de Birama en apprenant sa disparition, avait conseillé à ces derniers de se rendre à la police. Avec le soutien des syndicalistes, la famille fit le tour des hôpitaux avant de porter plainte contre X, permettant aux policiers d’utiliser les compagnies de téléphonies Orange et Malitel pour obtenir les relevés téléphoniques passés par Birama. « Cette enquête comporte plusieurs zones d’ombres. Elle n’est pas classée, donc cela nous permet de garder espoir. Tous les partis sont impliqués, et au niveau du syndicat, nous maintenons aussi la dynamique de l’enquête qui a été ouverte par la maison de la presse. », explique Baye Coulibaly.

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