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Présidentielle 2018 : l’ADEMA à l’heure du choix

Il est de plus en plus question d’une candidature interne de l’ADEMA-PASJ à la présidentielle de 2018. Alors qu’aucune personnalité ne s’est pour l’instant déclarée pour porter les couleurs du parti, cet allié du Président IBK n’en finit plus de se décider à franchir le pas.

Le parti qui a exercé le pouvoir dix ans durant (1992-2002) avant de le perdre pour cause de dissensions internes, est de nouveau à la croisée des chemins. En question, sa participation ou non à la prochaine présidentielle. Les cadres ont multiplié ces derniers temps les déclarations, témoignant d’une certaine activité en vue de cette échéance. Le 28 janvier dernier, le président du parti, le Pr Tiémoko Sangaré, déclarait que la question de la candidature au scrutin présidentiel serait bientôt tranchée. Sans aucune précision d’agenda cependant. Des échanges avec le parti au pouvoir, le Rassemblement pour le Mali (RPM), sur un approfondissement des relations entre les deux formations, sont en cours. Mais le  premier rendez-vous, fixé au 19 janvier, puis au 2 février, a été annulé en raison, explique-t-on à l’ADEMA, de l’attentat au camp MOC de Gao le 18 janvier, puis de l’absence du président du parti des Abeilles, en mission hors du pays. « Le fait que le parti ne soit pas pressé de rencontrer le RPM pour discuter de son éventuel soutien à la candidature du président sortant montre que l’option d’une candidature interne se précise », explique un cadre de l’ADEMA.

Choix cornélien Une commission ad-hoc dirigée par le vice-président Mustapha Dicko, également conseiller spécial du président Ibrahim Boubacar Keïta, a planché sur le sujet à la demande de la direction du parti. Deux options se dégagent mais comportent chacune des risques. La première est l’alignement sur le sortant IBK, si ce dernier se représente, ce qui est plus que probable. Un choix qui n’est semble-t-il pas celui de la base, qui souhaite voir le parti surfer sur les dividendes des municipales réussies pour se repositionner pour le pouvoir suprême. Cette seconde option est donc celle d’une candidature interne avec un choix qui semble évident pour tous sauf pour le principal intéressé : l’ancien Président Dioncounda Traoré, 74 ans, qui aurait, selon nos sources, décliné l’offre. Si la plus présidentiable des Abeilles se fait désirer, il ne restera alors qu’à organiser des primaires. Un exercice que redoutent les cadres du parti. On se souvient qu’en 2002, la ruche n’était pas sortie indemne de ce processus et avait implosé. Une situation à éviter à tout prix si le parti veut reprendre sa place sur l’échiquier politique. Reste maintenant à résoudre l’équation de la satisfaction de la base et de la présence dans l’équipe qui dirigera le pays à partir de 2018.

 

 

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