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Autorités intérimaires : le CJA impose son autorité dans la région de Tombouctou

Le colonel Abass Ag Mohamed Ahmed, chef d'État major du CJA, ex-chef d'État major du HCUA dans la région de Tombouctou. Photo : Mohamed Ag Ahmedou

Après les manifestations populaires à Tombouctou contre la mise en place des autorités intérimaires, les forces militaires du Congrès pour la Justice dans l’Azawad (CJA) bloquent les routes avec des unités mobiles dans ses zones d’influence. Une équipe (clinique mobile) du Comité international de Croix rouge (CICR ) aurait été refoulé de la zone de Gargando (située à proximité de la ville de Goundam) par un détachement armé du CJA. Information aussitôt confirmée par une note de l’organisation humanitaire, mentionnant le refoulement d’un important convoi humanitaire qui partait pour s’informer de la situation des populations dans les zones de Raz Elma et Gargando.

Joint au téléphone depuis Gargando, le chef d’État major du CJA, le colonel Abass Ag Mohamed Ahmed confirme que « depuis hier lundi 20 février les organisations humanitaires et des forces militaires de l’armée malienne et de son administration sont interdites, jusqu’à nouvel ordre, de sortir des grandes villes de la région de Tombouctou ». Le colonel Abass qui ajoute que ses hommes ont respecté les consignes qu’il a donné en bloquant toutes les pistes et route pour que leurs revendications soient prises en compte par les acteurs de la résolution de la crise politico-sécuritaire qui sévit au Mali depuis janvier 2012. Le chef d’État-major du CJA a également expliqué que ce blocus des routes par ses hommes armés ne vise pas les organisations humanitaires, mais pour l’instant, décision est prise de refouler vers les villes de Goundam et Tombouctou tous les convois.

À un moment crucial de la mise en oeuvre de l’Accord, le colonel Abass Ag Med Ahmed fait à nouveau parler de lui en tordant le bras aux autorités maliennes et à la médiation internationale pour qu’elles intègrent le CJA qui contrôle un territoire allant des régions de Tombouctou et Taoudeni jusqu’en Mauritanie, et qui échappe à l’autorité de l’État malien.

Cette décision du Congrès pour la Justice dans l’Azawad intervient après la tenue, samedi dernier, d’une conférence à l’hôtel Salam de Bamako pour réclamer l’inclusion du mouvement dans le processus de mise en œuvre de l’accord de Paix au Mali signé en Mai- Juin 2015.

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