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Conférence d’entente nationale : « Un train qui démarre » sans la CMA et l’opposition

La conférence d’entente nationale mentionnée au chapitre 2 et prévue par l’article 5 de l’Accord pour la Paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger s’est ouvert aujourd’hui, lundi 27 mars, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, sous la présidence du Président de la république Ibrahim Boubacar Keita.

Le président de la commission préparatoire de cette conférence et médiateur de la république, le professeur Baba Hakib Haidara, dans son discours d’ouverture, après les salutations d’usage, à saluer la mobilisation de tous les membres de la commission d’organisation de cette conférence. Il a rappelé que différentes concertations ont eu lieu partout dans le pays, au niveau des réfugiés et aussi au niveau de la diaspora, dans le cadre des consultations préparatoires à la onférence, seul Kidal n’a pas participé à ces consultations. Progressant dans son discours Hakib Haidara a souligné que « la conférence d’entente nationale n’est le monopole de personne », et que « chaque participant est censé intervenir en tant que citoyens ».

Un rendez-vous d’importance donc, car c’est « une nouvelle unité nationale » qui est recherchée par cette rencontre de haut niveau, qui devrait accoucher d’ « une charte pour la paix et la réconciliation nationale » a insisté Baba Hakib Haidara. « Le temps joue en défaveur de la paix, ces populations sont lasses des guerres » a-t-il souligné. Le président de la commission a en fin formulé les vœux de voir la charte régler tous les problèmes auxquels le pays est confronté. «  Que la charte soit pour nous un instrument qui nous permettra de mettre fin à ces crises infernales » a-t-il souhaité.

Après le discours du Président de la commission d’organisation de la conférence, ce fut le tour du Président de la République Ibrahim Boubacar Keita qui a , en introduction à son discours, exprimé sa fierté d’être présent à cette rencontre : « me retrouver ici, ce matin, est un privilège sans nom » a-t-il déclaré. Pour le président de la république «  la conférence d’entente nationale est un train qui démarre » et toute la famille doit y prendre part, à défaut de cela, ceux qui ont raté le train peuvent toujours le rattraper, l’essentiel est qu’à l’arrivée la famille soit là », a indiqué le chef de l’État, destinant cette évocation de la « famille» à la CMA et aux partis d’opposition grands absents à l’ouverture de la conférence. Le président de la république a adressé « un immense merci » à tous ceux qui ont « dépassé » leurs « rancunes » en venant prendre part à ce qu’il qualifie d’ « une étape extrêmement importante » et «  qualitativement nouvelle.» «  Il faut mériter de garder la vieille mère : l’État », a dit IBK, ajoutant que c’est « un devoir pour les groupes signataires d’être là aujourd’hui » ; «  nous voulons un Mali uni » a poursuivi le chef de l’État. L’événement est de porté pour IBK et la Mali puisque cet exercice est sans précédent dans l’histoire du pays. Il a invité à cette occasion tous les Maliens à « l’amour vraie de la patrie » pour «  restituer à notre pays sa grandeur ». « La nation se construit sur la durée » a lancé IBK, en ajoutant que « si vous pouvez aider votre patrie, votre peuple, c’est ici et maintenant qu’il faut le faire ». Le président a remercié tous ceux qui ont « cru en le Mali » Il a déclaré ouvert les travaux de la conférence d’entente nationale en « réaffirmant une fois de plus notre détermination commune à maîtriser notre avenir. »

La conférence d’entente est donc bien lancée pour une semaine durant, avec la proclamation de l’ouverture de ses travaux par le Président de la République, qui fonde beaucoup d’espoir sur l’issu de ces travaux qui devront produire la base solide pour la charte de la paix.

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