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Attaque du métro de Saint-Petersbourg : ce que l’on sait

Au moins 11 personnes ont été tuées dans une explosion survenue ce lundi, selon un nouveau bilan dans la soirée. Le Comité d’enquête russe a également annoncé l’ouverture d’une enquête pour «acte terroriste».

Au moins 11 personnes ont été tuées dans une explosion survenue ce lundi dans le métro de Saint-Pétersbourg, la deuxième ville de Russie. Par ailleurs, 45 personnes seraient blessées, selon un nouveau bilan communiqué dans la soirée.

Le Comité d’enquête russe a également annoncé l’ouverture d’une enquête pour «acte terroriste», tout en précisant que les enquêteurs vont examiner «toutes les autres pistes éventuelles». Selon cet organe, il n’y a eu qu’une seule explosion et non deux, comme évoqué par certains médias russes. Celle-ci se serait produite entre les stations Place Sennaya et Institut Technologique.

Sans que l’on sache ce qui avait provoqué l’explosion meurtrière, le Comité national antiterroriste a annoncé que dans la station Plochad Vosstaniïa, une bombe artisanale avait été découverte «et désamorcée à temps». En déplacement à Saint-Pétersbourg ce lundi matin, le président russe, Vladimir Poutine, a confirmé lors d’une intervention télévisée la présence de plusieurs victimes et ne s’est pas engagé sur les circonstances ni les origines des faits : «L’investigation le dira, nous envisageons toutes les causes, aussi bien le terrorisme que les crimes de droit commun».

Un jeune suspect aperçu sur des vidéos

Ce lundi, l’attentat à Saint-Pétersbourg a pratiquement paralysé la circulation dans toute la ville, car tout le réseau souterrain a été complètement bouclé. Rapidement, des témoins oculaires ont affirmé qu’ils avaient vu un jeune homme changer de wagon en abandonnant délibérément son sac.

Les images d’un suspect ont très rapidement circulé sur Internet. Il s’agit d’un homme de 25-30 ans dont le visage trahit ses origines caucasiennes ou méditerranéennes.

Le « kamikaze » serait originaire du Kirghizstan, ont affirmé mardi les services de sécurité de ce pays d’Asie centrale.

« Ce ressortissant kirghiz, Akbarjon Djalilov, est né en 1995 », a déclaré à l’AFP le porte-parole des services de sécurité kirghizes, Rakhat Saoulaïmanov.

L’attentat, perpétré alors que le président Poutine se trouvait à Saint-Pétersbourg, pose question. S’agit-il d’une simple coïncidence ou les auteurs avaient-ils été informés du déplacement du Président ?

D’autre part, certains observateurs se demandent aussi si cet attentat ne pourrait pas être une forme de réponse à la dernière sortie musclée du président Vladimir Poutine. Le patron du Kremlin avait en effet expliqué, la semaine dernière, que les manifestations populistes non autorisées (allusion à la récente marche contre la corruption organisée par son principal opposant Navalny) risquaient de provoquer des effusions de sang.

« Acte barbare »

Les autorités ont également annoncé le renforcement des mesures de sécurité dans le métro de Moscou et les aéroports. Après plusieurs heures de fermeture complète, le réseau métropolitain de Saint-Pétersbourg a recommencé à fonctionner partiellement dans la soirée, à la veille de la première des trois journées de deuil décrétées dans l’ancienne capitale impériale. La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, a envoyé ses condoléances à «tous les Russes, en particulier ceux qui ont perdu leurs proches». Le président français François Hollande a exprimé «sa solidarité avec le peuple russe», tandis que la chancelière allemande Angela Merkel a fait part de son «effroi» face à cet «acte barbare». En réponse à une question sur cette attaque, le président américain Donald Trump a pour sa part dénoncé un attentat «absolument horrible».

La Russie a été à plusieurs reprises frappée par des attentats dans ses transports en commun. En 2013, deux attentats suicide à Volgograd avaient fait 34 morts, quelques semaines avant les Jeux Olympiques de Sotchi.

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