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Processus DDR, bientôt lancé !

Cinq mois après l’installation de la commission DDR, la mise en œuvre du processus connaît toujours des lenteurs. Zahabi Ould Sidi Mohamed, son président, assure qu’elle démarrera dans les prochains jours.

À la commission, c’est le grand raout. Plus qu’une semaine pour le démarrage effectif du processus de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR), pierre angulaire du processus de paix. Installée depuis novembre 2016, la commission DDR, dirigée par l’ancien ministre Zahabi Ould Sidi Mohamed, a eu du mal à concrétiser son mandat sur le terrain. Sur les 24 sites de cantonnement proposés, 21 ont été évalués et 17 déjà validés par la commission technique de sécurité, dirigée par la MINUSMA. Des progrès ont été faits également pour son financement, « pour le volet désarmement et démobilisation, chiffré à 29 millions de dollars, 21 millions sont mobilisés. Quant au volet réinsertion estimé à 50 millions de dollars, 25 millions, dont 15 millions de la Banque mondiale et 10 millions de l’État malien, sont disponibles », rassure le ministre Zahabi. Qui affiche, comme les autres acteurs du processus, un réel optimisme quant à son déroulement.

Une étape clé Pour rappel, les sites de cantonnement de Likrakar, Fafa et Inaggar ont été réalisés respectivement dans les régions de Tombouctou, Gao et Ménaka. Trois autres centres de cantonnement ont été installés dans la région de Mopti, à Tenenkou, Douentza et Bankass, et seraient prêts à accueillir des combattants. Les sites sont en général constitués de deux salles de classe, une clinique, deux bureaux d’enregistrement des combattants, une cuisine et huit hangars autour desquels il est prévu la construction de seize tentes, ainsi que d’un forage pour l’eau potable. Ces infrastructures permettront d’offrir ainsi une nouvelle vie aux combattants, qui devraient être au maximum 6 000 par site. L’objectif du DDR est d’aider à l’installation d’un climat favorable, en amenant les anciens combattants à prendre activement part à la vie politique et socio-économique du pays.

Alors même que les attaques terroristes se poursuivent dans le nord du Mali, le processus DDR, dont la première simulation a été organisée le 3 avril dernier au siège du Génie militaire à Bamako, pourrait être confronté à des difficultés. Les dissensions entre groupes armés, et avec le gouvernement, ainsi que la question sécuritaire, avec le souvenir de l’attaque du MOC de Gao, sont encore à résoudre pour assurer le succès de cette étape importante dans le retour de la paix et de la stabilité au Mali.

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