› Solutions pour le Mali - Cheik O. Soumano

Réformer pour l’emploi des jeunes

Cheick O. Soumano

La question de l’emploi en général, et précisément celle des jeunes, s’est toujours posée avec la même acuité depuis des années, et ce, aussi bien au Mali que dans d’autres pays du monde. Pour le cas précis du Mali, le problème s’est intensifié à la faveur de la crise multidimensionnelle que le pays a connue. C’est pourquoi, chaque année près de 200 000 nouveaux jeunes arrivent sur le marché de l’emploi, dont l’écrasante majorité est en milieu rural et ne dispose pas de qualification. Face à ce phénomène, sachant que la solution ne peut venir que d’une réflexion bien mûrie de la part des experts, nous avons proposé des pistes de solutions. Nous estimons que le département de « l’emploi » doit être positionné de façon transversale, c’est-à-dire, être rattaché soit à la Présidence soit à la Primature ou à défaut à l’Économie pour lui permettre d’agir sur tous les segments de l’économie.

L’organisation des concertations locales, régionales et nationales sur l’emploi est nécessaire compte tenu du fait que les réalités de l’emploi changent d’une localité à une autre, suivi d’un forum annuel pour capitaliser les bonnes pratiques. Les autorités devraient procéder à un recensement de l’ensemble des demandeurs d’emplois et à la mise en place d’un système de suivi de leur insertion. Il nous paraît aussi important d’instituer une journée nationale de lutte contre le chômage pour marquer la solidarité avec les demandeurs d’emploi.

Dans le même ordre d’idées, l’institution des concepts « opération coup de poing pour le chômage KO » et « clinique emploi » pour marquer la volonté hautement politique pour juguler le phénomène. Il est important aussi de positionner l’entrepreneuriat comme un véritable outil de création massive d’emplois, à travers la création d’un ministère dédié à cet effet et l’enseignement du module dans les établissements d’enseignement professionnel et supérieur. Pour ce faire, les concours de projet peuvent continuer à être organisés, mais il faut penser à le faire par catégorie, c’est-à-dire entre femmes, jeunes en situation de handicap, jeunes diplômés, jeunes ruraux, etc. Enfin, il faut communiquer sur les grandes réformes à opérer compte tenu du fait que les outils actuels de promotion ont montré leurs limites.

 

1 COMMENTAIRES

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  1. Effectivement je pense qu’il est grand temps que les autorités se donnent la peine d’accompagner ou d’épauler les experts du domaines de l’emploi, de prendre en considération les pré-projets, les projets des jeunes, surtout les projets sur l’agriculture et le développement communautaire.
    De mettre en place de réelle politique d’emploi c’est à dire de la conception de l’idée de projet, de la mise en œuvre, du suivi ainsi donc nous pourrions au moins prétendre contourner en quelque sorte la précarité et le sous emploi dans notre pays.
    Nous avons un pays très riche tant sur le plans ressources naturel que capital humains compétente à l’exemple ici du jeune SOUMANO.
    en somme un homme qui ne travail n’est pas un homme libre.
    Ensemble, nous pouvons relever le défi.

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