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Cheick Diallo : « Rien ne pourra m’empêcher de jouer pour ma patrie »

Le basketteur malien continue de travailler pour s’imposer au haut niveau aux États-Unis.

Le basketteur Cheick Diallo (2,06 m, 100 kg) vient de passer quelques jours de vacances au Mali. Dans une interview exclusive qu’il a bien voulu accorder à Journal du Mali, il évoque sa nouvelle vie en NBA, ses ambitions, pour lui et pour le Mali.

Vous venez de boucler votre saison. Comment jugez-vous cette première année en NBA ?

Cela été un petit peu difficile. Le plus souvent je ne jouais pas, ou je devais jouer pour l’équipe B. D’octobre à décembre 2016 notamment. Ce n’était vraiment pas simple. Il faut avoir derrière soi des gens qui te soutiennent comme Tidiane Dramé (son conseiller sportif, ndlr) le fait avec moi. Mais avant la fin de la saison j’ai joué une quinzaine de matchs. Dans les moments difficiles, je n’ai jamais voulu baisser les bras, car pour jouer en NBA, il faut bosser dur, et se concentrer sur son objectif.

Vous jouez aux cotés de deux énormes joueurs, Anthony Davis et Demarcus Cousins. Vous apprenez à leur contact ?

Énormément. Avec Anthony Davis, nous sommes amis. Il me considère comme son petit frère, nous nous entraînons ensemble, nous faisons tout ensemble, même les sorties. Je lui demande tout le temps des conseils pour jouer de la même manière que lui. J’aimerais atteindre le même niveau que lui. Demarcus Cousins a intégré l’équipe assez tard, mais il m’aide aussi beaucoup surtout sur les phases défensives. Côtoyer deux all-stars, c’est une énorme fierté pour moi. Ils m’apprennent beaucoup et ce même en dehors du basket, notamment sur la manière dont un jeune joueur doit se comporter. Ce qui est sûr c’est que ces deux-là m’aident à grandir sur les parquets et dans mon quotidien.

Vous pensez-donc pouvoir atteindre les play-offs la saison prochaine ?

Je le crois fortement. En toute fin de saison dernière, l’équipe a été modifiée. Il est donc difficile d’être performant d’un coup avec des joueurs qui apprennent encore à se connaître. Mais avant le début de la saison régulière, nous avons les training camp (camp d’entraînement). L’occasion pour les joueurs de s’entrîner ensemble durant trois semaines et de mettre en place des automatismes. Je pense qu’avec ce dont on dispose cette année, nous disputerons les play-off la saison prochaine.

Revenons au Mali. Au vu du tirage pour la coupe du monde 2019, pensez-vous que nous ayons des chances ?

Je ne connais pas beaucoup l’équipe du Mali. J’y ai joué une seule fois pour les U-16. Ce que je peux dire, c’est que toutes les équipes jouent bien au basket, aussi bien le Mali que le Nigéria. Je pense que si les Maliens font de leur mieux, ils ont des chances de gagner et de passer.

Quid de vous voir jouer avec le Mali ?

Cela ne dépend pas de moi. Dramé a donné les contacts de mon équipe de la Nouvelle-Orléans à la fédération pour qu’ils se concertent. L’emploi du temps n’est pas facile, les rencontres internationales trouvent que je joue en NBA, mais je suis Malien et fier de l’être. Et rien ne pourra réellement m’empêcher de venir jouer pour ma patrie. J’ai un contrat avec l’équipe, donc s’ils arrivent à s’entendre entre eux, je viendrai avec plaisir. Pour l’heure, je n’ai aucune nouvelle.

Des projets pour le Mali ?

Avec Dramé, nous échangeons des idées. Nous allons essayer de faire quelque chose ici au Mali auquel les Maliens ne s’attendent pas. Par le canal du basket et aussi de l’amélioration de la qualité de vie. Il n’a pas encore de date fixe, mais nous travaillons là-dessus.

 

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