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Donald Trump : apôtre de la paix au Moyen-Orient ?

Le lundi 22 mai, Donald Trump s’est recueilli devant le mur des Lamentations à Jérusalem.

Pour son tout premier déplacement en dehors des USA, Donald Trump a marqué sur son plan de vol l’Arabie Saoudite, Israël et la Cisjordanie puis le Vatican, avant un passage à Bruxelles le 25 mai. Objectif : améliorer les relations entre les États-Unis et le Moyen-Orient et contribuer à le pacifier.

Donal Trump se positionne en « médiateur », en « arbitre » ou en « facilitateur » pour la paix dans le Moyen-Orient. C’est en tout cas le ton des discours qu’il a prononcé ces derniers jours, au cours de son périple. Contrairement à Barack Obama qui avait choisi, en 2009, le voisin canadien pour son premier déplacement officiel, Trump a donc effectué son premier voyage présidentiel au Moyen-Orient. Un choix révélateur des ambitions du président américain qui rêve de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué : pacifier cette région.

De Ryad à Jérusalem et passant par Bethleem, le président américain a donc lancé des appels à la paix, tout en se positionnant en « ami d’Israël ». Pour réchauffer les relations entre les USA et certains pays tels que l’Arabie Saoudite, avec laquelle de faramineux contrats militaires ont été signés, Donald Trump a mis de l’eau dans son vin. Les relations entre les États-Unis et la monarchie saoudienne s’étaient enrhumées depuis 2015 avec la signature de l’accord sur le nucléaire iranien. En revoyant la position des USA vis-à-vis de cet accord qui irrite encore l’ennemi juré de Téhéran, Trump souhaite redonner au royaume saoudien sa place de leader dans un monde arabe où les individualités nationales essoufflent la cohésion voulue par le géant pétrolier. « Où que vous regardiez au Moyen-Orient, s’il y a des problèmes, il y a l’Iran », a accusé Jim Mattis, le chef du Pentagone en visite à Ryad. Pour le gouvernement Trump, l’Iran est l’ennemi de la paix dans la région et donc également des USA. Il est donc difficile d’arriver à une paix entre Israël et la Palestine tant que « l’Iran possède une arme nucléaire et continue de financer des terroristes et des milices », a appuyé le président américain. « Les rapports entre Barack Obama et Benyamin Netanyahu étaient exécrables », rappelle Jean-Louis Pourtet, journaliste à RFI, pour qui Trump avait intérêt à se rendre rapidement en Israël pour restaurer les relations.

La paix ? Il est vrai que ce mot a été maintes fois répété lors des différentes allocutions du locataire de la Maison Blanche, qui a fait le voyage accompagné de son épouse et a multiplié les signaux en se rendant sur des lieux chargés de mémoire. Mais ses accents belliqueux et son soutien à Israël, vivement applaudi, risquent de mal passer au sein des opinions palestinienne et arabes, et ne pas servir ses « ambitions pacifiques ».

 

 

 

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