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Baber Gano, ministre des Transports

 

Comment se porte le secteur du transport ?

Le secteur se porte très bien. Le commerce national est en plein essor. Les commerçants maliens sont également présents sur le marché international. C’est un secteur stratégique pour l’économie du pays. Cependant, tout n’est pas rose. Le transport maritime, par exemple, connaît de nombreux problèmes sur les différents corridors. La voie fluviale n’est pas navigable pendant toute l’année et est aussi entrecoupée par endroits.

La situation géographique du pays ne constitue-t-elle pas un handicap pour le développement du secteur ?

Elle peut être considérée comme tel. Avec les nouvelles règlementations en vigueur, nos opérateurs économiques sont obligés de passer par les ports des pays côtiers afin d’acheminer leurs marchandises. Ils rencontrent beaucoup de problèmes au niveau du transport maritime pour le ravitaillement et l’approvisionnement du marché malien en produits de consommation. Le trafic aérien, bien que coûteux, permet néanmoins de satisfaire en urgence et en toute sécurité les besoins d’une entreprise ou d’un particulier. Nous avons donc d’autres possibilités qui s’offrent à nous.

Comment y remédier ?

Des réflexions sont en cours afin d’arriver à desservir le Mali par un port sec qui permettra d’amoindrir les coûts de transport. Le gouvernement compte renouveler l’ensemble du mécanisme de transport actuel afin de permettre au secteur de jouer son rôle central dans la redynamisation de l’économie malienne. Dans dix ans, le secteur du transport au Mali serait envié dans la sous-région.

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