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KIDAL : Installation du MOC et retour de l’administration à partir du 20 juillet

Pour accélérer la mise en œuvre de l’accord dans le cadre de la feuille de route remise au premier ministre, Abdoulaye Idrissa MAÏGA a regroupé les parties maliennes (CMA, Plateforme et institutions chargées de la mise en œuvre de l’accord) lors d’une journée d’évaluation de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale.

Le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) sera présent à Kidal ce 20 juillet. Cette force constituée de 600 hommes sera composée par 200 Hommes de chaque partie prenante, à savoir, la CMA, la Plateforme et l’armée malienne. Une décision issue de la journée d’évaluation de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali tenue le 23 juin à la Primature. Une étape essentielle dans le processus du retour de l’administration dans le Nord du Mali où Kidal reste la dernière ville à recevoir les autorités intérimaires. D’autant que cette étape doit être suivie de l’installation du gouverneur de Kidal (Sidi Mohamed Ag Ichrach, résidant actuellement à Gao) le 31 juillet et celle des autorités intérimaires. Seront ensuite installés le gouverneur ainsi que les autorités intérimaires de Taoudénit.

De l’espoir et des inquiétudes

Cette rencontre entre Maliens (la CMA, la Plateforme et la partie gouvernementale) suscite en tout cas l’espoir des autorités. Le premier ministre Abdoulaye Idrissa MAÏGA estime qu’ « il est vital que les Maliens se parlent, car nous défendons la même cause ensemble, le Mali ». Avant d’ajouter la nécessité de surmonter les blocages et autres incompréhensions pour aboutir à la paix.

Mais ce nouveau calendrier ne rassure pas tout le monde. Selon Oumar Alassane Touré du réseau des patriotes du Nord « on ne peut pas retourner à Kidal comme ça. Il faut une commission de retour de l’administration indépendante du gouvernement et de la primature, qui est rattachée au président de la République qui sera composée de l’ensemble des mouvements et d’experts qui peuvent mettre en place une stratégie ».

Azarock Ag Innaborchad, président du congrès pour la justice dans l’AZAWAD, souhaite que l’on envisage le retour de la paix au delà du retour symbolique de l’administration à Kidal. « C’est vrai que Kidal symbolise le retour de la souveraineté de l’Etat. Mais il n’y a pas qu’à Kidal que l’Etat n’est pas souverain. Il faut faire ce que l’on peut faire facilement et attendre quand les échéances arrivent pour Kidal, faire Kidal, il faut essayer de reprendre stratégiquement les choses en main, pas seulement à Kidal. », conclut-il.

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