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La rencontre des musiques africaines et européennes

Les deux conférenciers lors de cette table ronde. © Jacques Coulibaly / JDM

L’évènement intitulé «  À la croisée des chemins », a initié une table ronde, à l’Institut Français de Bamako, le 22 novembre 2017, intitulée « L’impact des musiques d’Afrique en France et en Europe». Cette activité avait pour but d’expliquer la présence africaine en Europe et son impact par François Bensignor, journaliste, spécialiste de la musique et Keltoun Wallet Emastagh, musicienne, poète et peintre.

C’est dans les années 80, que les artistes africains ont commencé à s’installer en France à la recherche de producteurs. Des artistes comme Salif Keïta, Papa Wemba, Angelique Kidjo, Casera Evorio et plein d’autres ont impressionné le public européen, ils ont marqué l’histoire de la musique européenne. « C’est en ce moment, il y a une ouverture d’esprit de la part des Européens en faveur des musiques africaines », a affirmé François Bensignor, Journaliste, spécialiste de la musique.   .

La rencontre des cultures

Les artistes africains ont influencé la musique européenne avec leurs façons de faire la musique. « Les Européens ont vite compris, qu’ils peuvent améliorer et adapter cette musique à leur continent », a déclaré le spécialiste de la musique. Avec la rencontre des artistes chacun donne quelque chose à l’autre tout en gardant sa propre identité culturelle pour créer une nouvelle chose. Les artistes doivent connaître d’où ils viennent avant de rencontrer l’autre. « La collaboration entre les musiciens tels que Ballakè Sissoko et Jean-François Cigale, chacun garde son identité, chacun ajoute plus d’âme et plus de cœur possible pour donner une nouvelle création », a expliqué le journaliste. La musique, elle est universelle, les artistes s’inspirent les uns des autres, et avec les voyages les hommes ramènent avec eux des souvenirs. Le rap est aussi le fruit du métissage culturel « A travers les voyages, il y aura des échanges, les artistes prennent un peu de tous pour construire ou de créer une nouvelle musique », a exprimé Keltoun Wallet Emastagh, musicienne, poète et peintre.

La compréhension mutuelle

Avec ce nouveau système de vie, les hommes doivent renforcer ce dynamisme, qui est entrain de créer une nouvelle musique mondiale. Chaque fois, qu’il y a une rencontre culturelle, il y a un échange, et tout le monde sort enrichi. Personne ne doit perdre son identité. Les artistes ont le devoir d’éveiller la conscience des uns et des autres pour construire un monde dans la diversité. « Nous avons le devoir de chercher le meilleur de nous-mêmes au lieu de s’accuser mutuellement en tant que citoyen, nous devons donner le mieux de nous-mêmes », a souligné Keltoun Wallet. Le monde a évolué parce qu’il y a eu ces rencontres et ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes, donc, elles ne peuvent pas être négatives, a-t-elle conclut.

Jacques Coulibaly

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