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Le marché rose de Bamako encore ravagé par le feu

Le marché rose de Bamako, ce lundi 11 décembre. © Emmanuel Daou / JDM

Très tôt ce 11 décembre 2017, un incendie s’est déclenché au niveau du « marché rose » au grand marché de Bamako. Rapidement arrivés sur les lieux les agents de la protection civile ont pu circonscrire le feu qui n’a pas fait de victimes, mais a causé de nombreux dégâts. Cet énième incendie pose la récurrente question du manque de respect des règles de sécurité, pointé du doigt par plusieurs acteurs.

Pas de pertes en vie humaine, mais des dégâts très importants non encore estimés, c’est le bilan de l’incendie survenu ce matin au marché rose de Bamako. Alertés par la Direction générale de la police à « 4 heures 22 », selon le Commandant Bakari Dao, Directeur régional de la protection civile du District de Bamako, les agents de la protection civile arrivent très vite sur les lieux du sinistre. Les premiers secours arrivés de Dravéla sont vite rejoints par d’autres renforts et se font même aider par l’Agence pour la Sécurité de l’Aviation Civile (ASECNA), selon le commandant Dao. Et après deux heures d’intervention, ils arrivent à bout de « trois foyers violents ». Le feu est maîtrisé mais la fumée se dégage encore des lieux, quatre heures après le début du sinistre. Si les causes de l’incendie qui seront déterminées par l’enquête de la police, ne sont pas encore connues, les conditions de sécurité au sein du marché sont déplorées. « Les dispositions sécuritaires prises au niveau du marché ne sont pas respectées. D’autant plus qu’il était difficile pour nous de cheminer pour aller à la base de l’incendie. Ensuite les poteaux d’incendie au niveau du marché ne sont pas alimentés », note le commandant Dao qui déplore que l’une des difficultés constitue l’impossibilité pour les sapeurs-pompiers d’accéder au site et aussi l’obligation d’aller chercher de l’eau à 2 ou 3 km alors des bouches d’incendie sont au marché mais inaccessibles.

Des mesures de sécurité non respectées

Des voies d’accès inaccessibles, c’est aussi ce que déplore Monsieur Lassana Sacko commerçant au grand marché, arrivé sur les lieux aux environs de 5 heures 40. Touché par la gravité des dégâts (une de ses boutiques situées sur le lieu de l’incendie ayant brûlé), il regrette cette situation récurrente due au non-respect des règles en la matière. « La gravité ce cet incendie est due aux difficultés d’accès à ce marché. Les pompiers viennent de partir chercher de l’eau, alors qu’il y a des bouches d’incendie ici. Mais des places ont été attribuées là-dessus à des commerçants qui l’occupent. Ce n’est pas facile. Nous [commerçants : NDLR] sollicitons les places, et les autorités l’accordent. Je pense qu’il faut mener des réflexions. Nous devons d’abord penser à notre propre sécurité en libérant les voies et en évitant de nous passer l’électricité n’importe comment, au vu des autorités qui ne disent rien », conclut Monsieur Sacko.

Arrivé sur les lieux en compagnie du Maire du District de Bamako, le ministre de la Décentralisation et de la fiscalité locale Monsieur Alhassane Ag Hamad Moussa, déplore les dégâts. « Nous venons de faire le constat amer d’importants dégâts matériels. Heureusement il n y a pas eu de perte en vie humaine », relève le ministre qui ajoute que des mesures doivent être rapidement envisagées pour éviter la répétition de tels sinistres. Il faut « accélérer l’aménagement des sites de recasement pour que les opérateurs économiques soient recasés conformément à ce qui a été convenu. Afin que les travaux puissent démarrer », conclut le ministre.

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