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CPI : un djihadiste malien comparait ce mercredi

Les autorités maliennes ont remis samedi 31 mars, Al Hassane Ag Abdoul Aziz, à la Cour pénale internationale. Soupçonné  de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, il comparait  mercredi à la Haye.

A 17 heures GMT ce mercredi,  Al Hassane Ag Abdoul Aziz, un  ancien  commissaire de la police islamique de  Tombouctou comparaitra devant la Chambre préliminaire 1 (une) de la Cour pénale internationale (CPI). Il est ‘’suspecté de crimes de guerres et de crimes contre l’humanité commis en 2012 et 2013 à Tombouctou ‘’.  Lors de l’occupation du nord du Mali, des mouvements djihadistes avaient administrés et instaurés la charia dans plusieurs villes contrôlées.  ‘’Au cours de l’audience de cette première comparution, le juge unique vérifiera l’identité du suspect et la langue dans laquelle il pourra suivre les  procédures’’ indique un communiqué de l’organisation. Al Hassan sera aussi informé des indices de culpabilité qui pèsent  contre lui. Selon la Chambre préliminaire d’accusation qui avait remis le mandat d’arrêt aux autorités maliennes le 27 mars,  lors du règne d’Al-Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI)  et Ansar Eddine,  l’implication de ce touareg de 41 a été déterminante.   Il ‘’aurait pris part à la destruction des mausolées de saints musulmans de Tombouctou’’ et autres actes pouvant être qualifiés de crimes graves.

Dans une note, la fédération internationale des ligues des droits de l’homme  (FIDH) et l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) se réjouissent de cette interpellation ‘’pour les victimes de Tombouctou qui continuent d’attendre que justice soit faite ‘’. Elles estiment qu’ ‘’Al Hassan aurait pu être jugé  par une juridiction malienne comme ce fût le cas pour l’islamiste Aliou Mahamane Touré.  Ce transfèrement n’est pas la première pour le Mali.  Ahmed Al Faqi, aussi présumé membre du groupe Ansar Eddine  a été jugé et condamné par la CPI en 2016 à neuf ans de prison.  Il avait été reconnu coupable de destruction des mausolées en 2012, classés patrimoine mondiale de l’humanité.  

Pour cette première comparution, le juge Perin de Brichambaut a fixé  au 24 septembre le début de l’audience de confirmation des charges  d’Al Hassan. Pour certains défenseurs des droits de l’homme,  d’autres personnes devaient être inquiétées par cette juridiction.  Toutefois, le procureur général de la CPI, Fatou Bensouda  a  rappelé que le transfèrement  opéré est « un message fort à tous ceux qui, où qu’ils se trouvent, commettent des crimes qui heurtent la conscience humaine”.

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