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Martin Luther King : 50 ans après son assassinat, son combat toujours d’actualité

50 ans après sa mort, l’Amérique rend hommage à Martin Luther King assassiné le 4 avril 1968. Le pasteur afro-américain prônait une lutte pacifiste contre la ségrégation raciale. S’il n’a pas vu son « rêve » se concrétiser, son combat reste plus que jamais d’actualité.

« En 50 ans, nous n’avons pas réussi à combattre les derniers vestiges du racisme, comme nous l’avait demandé papa », a déclaré Bernice King, fille du pasteur. L’esclavage avait certes été aboli en 1865, mais « la ségrégation, la privation des droits civiques et les lynchages l’avaient remplacé », analyse l’historien spécialiste des Etats Unis Pap N’Diaye. Cinquante ans après, si la condition des Afro-américains a connu des changements positifs importants, notamment grâce à des politiques volontaristes de « discrimination positive », l’écart entre les communautés demeure important.

En 1972, le taux de chômage était estimé à 11% chez la population noire et à 6,8 en 2017, mais toujours au-dessus de la moyenne nationale estimée à 4%.
Un chemin parcouru, des inégalités persistantes.
Alors que seulement 38% des jeunes noirs allaient au collège en 1972, ils étaient 86% en 2016. Si la loi n’autorise pas les quotas aux Etats Unis, c’est grâce à des actions volontaristes de certains politiques et de certains « activistes », qui encouragent la formation et l’employabilité des Noirs que leur situation change. À travers notamment des mouvements comme « Buy Black »(Acheter Noir), destiné à encourager la communauté Afro-américaine à « boycotter l’économie blanche » et à consommer au sein de leur communauté. Malgré un poids économique estimé à 1000 milliard de dollars, les Afro-américains ne « pèsent » qu’un vingtième du PIB aux Etats Unis.
Si les injustices contre lesquelles, le pasteur à mener une lutte religieuse et sociale, demeurent, son message en forme de prémonition prononcé la veille de son assassinat, garde encore tout son sens, pour ceux qui comme lui, prônent une lutte sans merci mais non-violente pour plus de justice. Ils veulent garder de lui cet espoir et cette promesse qu’il leur a laissé comme un testament :
« J’ai regardé autour de moi et j’ai vu la terre promise. Il se peut que je n’y pénètre pas avec vous. Mais je veux vous faire savoir, que notre peuple atteindra la terre promise », avait t-il dit lors du dernier sermon qu’il a prononcé le 3 avril 1968.

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