› Société

CapDh : Pour une élection apaisée et transparente

La cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation aux techniques d’observations des droits humains en période électorale organisé par le Centre d’assistance et de Promotion des Droits Humains (CapDH) a lieu, à Sabalibougou, ce lundi 23 juillet 2018. Prévu du 23, 24 et 25 juillet, cet atelier permet d’outiller 36 jeunes venus des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, ainsi que le district de Bamako avec l’appui financier de l’ambassade Royale du Danemark au Mali à travers le Fonds d’Appui aux Moteurs du changement (FAMOC).

Le CapDH est une association de droit malien et apolitique créée à Bamako, en mars 2008. « Il a pour vision de faire du Mali un véritable Etat de droit dans lequel les droits humains sont promus et respectés », déclare Négueting Diarra, directeur exécutif du CapDH Mali. Cette initiative a pour but de permettre à ces jeunes de surveiller, d’enquêter et de documenter les cas de violations des droits humains liés aux élections avant, pendant et après le scrutin du 29 juillet 2018.

Au cours de ces trois jours de formation, les 36 jeunes seront éclairés sur plusieurs modules, à savoir « la nouvelle loi électorale », ou « l’introduction générale aux droits de l’Homme », ou encore « les outils de collecte, de traitement et d’analyses des données ». Tous ces modules seront abordés par des experts. « Financer et appuyer ces jeunes, c’est leur permettre d’être outillés, afin d’apporter leurs appuis et contributions au bon déroulement d’une élection apaisée au Mali », indique Frédéric Kabore chef d’équipe du Fonds d’Appuis aux Moteurs du Changement (FAMOC).
Convaincu de l’importance du rôle des observateurs dans une élection, le CapDH ambitionne de prévenir les violences contre les hommes de média, les électeurs, les responsables électoraux. Pour cette association, un observateur n’est pas celui qui va partir changer les choses, mais c’est celui qui est témoigné de ce qui est fait, et de rendre compte. À l’issu de ces travaux, des recommandations seront adressées aux autorités compétentes. « Le travail d’observateur n’est pas facile, il est fastidieux, observer tout ce qui se passe avant, pendant et après les élections pour qu’on puisse d’avoir des éléments qui permettront à la société et la démocratie malienne d’évoluer pour les élections à venir » soutien Frédéric Kaboré. « C’est ainsi qu’ensemble nous contribuerons à faire de ce pays, que nous aimons tous, un havre de paix pour tous les citoyens maliens et pour tous ceux qui y vivent », conclut, le directeur exécutif du CapDH.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut