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Jigisemejiri : Au chevet des couches vulnérables

Après quatre ans, les responsables du projet Jigisemejiri ont organisé une visite de terrain avec les journalistes sur Kebile, commune rurale de Sikasso, cercle de Kolondièba, le vendredi 14 septembre 2018. Une initiative hautement appréciée par les bénéficiaires.

Le projet Jigisemejiri, est une réponse de la Banque Mondiale au gouvernement malien en 2013, afin de lutter contre l’extrême pauvreté à travers le Mali. Ce projet est financé par la Banque Mondiale (IDA) à hauteur de 35 milliards de francs CFA. Jigisemejiri comprend cinq composantes, parmi lesquelles « transfert monétaire et mesures d’accompagnement », ou « gestion de projet », ou encore « activité génératrice de revenu (AGR) », entre autres. « En plus des activités de transfert monétaire, au fil du temps nous avons affilié des activités nutritionnelles préventives et des activités génératrices de revenus, pour permettre de relever des couches vulnérables, de façon générale améliorer leurs conditions de vie », indique Mohamed El Bechir Doucouré, spécialiste en suivi-évaluation du projet Jigisemejiri.

Kebila, l’une des communes rurales de Sikasso, où certaines personnes ont du mal à subvenir aux besoins de leurs familles, le programme de filets sociaux Jigisemejiri est une véritable aubaine. Conscient de l’importance de Jigisemejiri dans son foyer, Sagna Koné, habitant de Bohi, l’un des 31 villages de Kebila, témoigne que ce programme lui a permis de s’organiser en tant que chef de famille et maintenant même si nous ne sommes pas toujours rassasiées, nous parvenons à avoir les trois repas par jour. Rokia Koné, une veuve de 47 ans du village de Tignana, nous a confié qu’avec cette initiative, elle parvient toute seule à subvenir aux besoins de ses 7 enfants.

Le maire de la commune rural, Diakardia koné se réjouit de la présence du projet Jigisemejiri, d’un financement environ 1 milliard dans sa commune, durant ces 4 ans. Pour l’édile, l’impact est visible à travers la fréquentation de l’école, des CSCOM et l’augmentation du taux de retrait des actes de naissance, d’une part et d’autre part par l’amélioration de la sécurité alimentaire des couches défavorisées. « Grâce au kit nutritionnel pour les femmes enceintes et les adolescents, nous ne pouvons que remercier Dieu », déclare Mariam Coulibaly, bénéficiaire, mère d’un enfant de 2 ans à Kebila. « Pendant 4 ans, 138 personnes ont bénéficié 120 000 francs CFA soit 30 000 francs CFA par trimestre », indique le maire.
En outre, ce projet vise à améliorer les conditions de vie des couches vulnérables, à travers des changements de comportement. « Grâce aux séries de causeries en famille, qu’ils nous ont apprises, nous nous débrouillons à Kebila », se réjouit Madou Niambélé, un bénéficiaire, président du comité villageois de Kebila.

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