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CAN 2019 : À quoi joue la CAF ?

C’est un véritable coup de tonnerre que cette décision de la CAF. Réunie en session extraordinaire à Accra le 30 novembre, la Confédération africaine de football à décider de retirer l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun.

À sept mois du début de sa compétition-phare, le comité exécutif, « ayant constaté de visu l’état des différents chantiers ouverts (…) après avoir considéré qu’un simple report n’est pas envisageable en raison des impératifs de contrats engageant la CAF dans le maintien de ses dates (…), a décidé que la prochaine édition de la CAN ne peut se tenir au Cameroun ».

Colère et stupéfaction côté camerounais. La plupart des journaux parus le lundi 3 décembre titraient à la Une sur cette décision de la CAF, qui a bien du mal à passer. Il y a tout juste un mois, le Président de l’instance africaine du football, Ahmad Ahmad, en visite au Cameroun, avait assuré le pays des Lions Indomptables du soutien de la CAF, en dépit des retards dans les travaux et affirmé n’avoir jamais envisagé de plan « B » pour l’organisation. C’est donc la douche froide pour les Camerounais. Au-delà du retrait, le pays n’est plus non plus qualifié d’office. Les champions d’Afrique 2015 joueront leur qualification durant la dernière journée des éliminatoires face au Comores et une défaite les éliminerait. Si ce scenario venait à se réaliser, les relations camerouno-cafiennes devraient se tendre encore plus.

Chaises musicales

Alors que le pays qui abritera l’édition de 2019 n’est pas encore désigné, la CAF souhaite décaler le calendrier des prochaines CAN. Ainsi, 2021 reviendrait au Cameroun, la Côte d’Ivoire, qui devait initialement organiser cette édition hériterait de 2023 et la Guinée Conakry de 2025. C’est ce qu’a déclaré le président Ahmad le 3 décembre lors d’une interview sur Afrique Media TV. « La Côte d’Ivoire non plus ne sera pas prête pour 2021, au vu de l’évolution des travaux » a-t-il ajouté. Une remarque qui n’a pas du tout plu aux Ivoiriens. « Cette déclaration, c’est pour essayer de jeter l’opprobre sur la Côte d’Ivoire. Comment peut-on présumer deux ans à l’avance qu’un pays ne sera pas prêt ? », s’est demandé le ministre ivoirien des Sports, Paulin Danho, au micro de RFI. Avant d’ajouter que son pays avait mobilisé 200 milliards de francs CFA pour la compétition.

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