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Habillement et accessoires : L’autre business des fêtes

Quelles sont les recettes pour des fêtes de fin d’année réussies ? Sans connotation culinaire, beaucoup répondront qu’il faut d’abord avoir le « style ». Et les commerçants l’ont bien compris.

Les mannequins affichés dans les différentes vitrines des magasins ont troqué les jeans contre les costumes et les robes de soirée. La mention « soldes » est placardée un peu partout pour inciter les clients à faire une halte pour des emplettes.  30% pour certaines, 50% pour d’autres, quelques-unes se targuant même de procéder à des baisses de 100%! Les boutiques ne lésinent en rien sur les moyens pour rentabiliser la période. Une importante réduction est donc consentie sur les articles les plus tendance. « Nos costumes coûtent en général de 115 à 150 000 francs CFA, mais avec les soldes les clients peuvent les acheter pour 77 000 francs, voire moins » assure Mohamed Traoré, gérant d’une boutique de prêt-à-porter. « Si vous ne consentez pas à ces sacrifices, le client ira soit acheter ailleurs soit se contentera d’une simple chemise », ajoute-t-il, lucide.

Louer plutôt qu’acheter

Certaines boutiques, conscientes de difficultés financières, proposent des services de location de costumes, sous certaines conditions. « Nous louons certains de nos articles 20 000 francs CFA. Ils doivent nous être restitués en bon état, être passés au pressing et à l’heure », explique Malick Koita, qui tient une boutique au grand marché de Bamako. Pour donc avoir le « modjo » il est nécessaire de mettre la main au portefeuille.

Pour les dames qui aspirent à une soirée « cendrillonesque », il faudra débourser légèrement plus que les messieurs. Les robes de soirée coûtent entre 80 et 150 000 francs CFA, sans compter les chaussures et autres accessoires. Dans sa boutique à Hamdallye ACI, Djenebou Keita veut écouler son stock. Un tout nouvel arrivage, fraichement débarqué de Turquie, confie cette commerçante. Elle a déjà vendu une quantité qu’elle juge acceptable, mais son vrai business, ce sont les mèches.  « Les brésiliennes », dont raffolent les dames et qui ne sont pas données. 300 à 350 000 francs pour arborer cette chevelure. « Ca coûte cher d’être une femme et de se faire jolie. Ce qui est d’une certaine beauté attire forcément, donc pour les grandes dames ou celles qui aspirent à l’être c’est un presque un passage obligé ».

Solutions de repli

Pour celles et ceux qui disposent de bourses modestes, des alternatives existent. Des robes de soirée et des costumes à prix bas qui feront à coup sûr leur bonheur.

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