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Sénégal : « la centrale à charbon de Bargny n’est pas pertinente » (experte)

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La décision de l’Etat du Sénégal de construire une centrale à charbon à Bargny n’est pas pertinente, a soutenu Aïssatou Diouf, la responsable des politiques internationales sur le climat et du plaidoyer climat-énergie de l’ONG Enda Energie.« Aujourd’hui, tout le monde est d’accord sur le fait que le coût des énergies renouvelables devient de plus en plus accessible au niveau international avec plusieurs cobénéfices », a indiqué Aïssatou Diouf qui était l’invitée du Grand Oral d’APA.

Mais pour combler le déficit énergétique du Sénégal, une centrale à charbon, dont on sait qu’elle est une source considérable de pollution, sera érigée à Bargny, une ville côtière située à 32 km de Dakar.

Selon Mme Diouf, il ne fait pas de doute que cette infrastructure aura un impact sur la population de Bargny déjà exposée à la pollution de la Société de commercialisation de ciment (Sococim) présente dans la ville voisine de Rufisque.

Et pourtant, fait-elle noter, le Sénégal a pris des engagements, dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat, consistant à augmenter la part du renouvelable.

Poursuivant, Aïssatou Diouf a regretté l’installation de la centrale à charbon de Bargny à seulement « 300 m des lieux d’habitations », ce qui est contraire aux dispositions du Code de l’environnement sénégalais.

En outre, elle a affirmé que « les pays qui investissaient dans les centrales à charbon, sont en train de booster les énergies renouvelables car ils savent que c’est plus intelligent ».

 A en croire la responsable des politiques internationales sur le climat et du plaidoyer climat-énergie de l’ONG Enda Energie, « l’investissement dans le renouvelable permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de créer des emplois pour les jeunes ».

Aïssatou Diouf a tout de même salué les efforts du gouvernement du Sénégal en matière d’énergies renouvelables.

« La part du renouvelable dans le mix énergétique est en train d’augmenter. On est actuellement aux alentours de 20 %. Ce n’est pas négligeable mais il faut qu’on sensibilise davantage le secteur privé national et international sur les opportunités des énergies renouvelables », a-t-elle conseillé.

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