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Tombouctou : Le vivre ensemble magnifié

Du 8 au 12 février se tiendra à Tombouctou la troisième édition du festival « Vivre ensemble », qui entend raviver la flamme dans une ville éprouvée par le passé.

Après avoir subi de plein fouet les affres de la crise politico-sécuritaire, la ville de Tombouctou renait. L’indolente et insoumise Cité des 333 saints retrouve peu à peu son lustre. Elle revit en partie grâce au festival « Vivre ensemble ». Véritable ode à la tolérance, au partage et à la célébration de l’autre, l’évènement, qui en sera à sa troisième édition, entend marquer de son empreinte l’agenda culturel du Mali. « Nous avons eu dès le départ l’adhésion totale de l’ensemble des communautés. Nous sommes tous égaux dans la ville, elle appartient à tous », assure Saliha Maiga, promoteur du festival. Mettant en avant le cosmopolitisme de la ville, il assure vouloir montrer que « le vivre ensemble est bien une réalité ». Pour contenter les nombreux festivaliers attendus (45 à 55 000 revendiqués l’année dernière), la programmation du festival est assez éclectique. Songhoy Blues, qui s’est illustré par sa résistance par la musique lors de l’occupation, Kader Tahranine, l’enivrante voix du désert, ou encore le rappeur « conscient » Mylmo, pour ne citer que ceux-là. Un hommage sera également rendu à l’illustre Khaira Arby, disparue l’an dernier. Celle qui a effectué son dernier festival sur cette scène, selon Maiga, sera honorée par sa famille. Des reprises de certaines de ses chansons sont notamment prévues.

Quid de la sécurité ?

Comment garantir la sécurité de tout ce beau monde, la zone n’étant pas la plus sûre du pays? Les organisateurs l’assurent, toutes les dispositions nécessaires ont été prises. Saliha Maiga n’hésite pas à qualifier la sécurité de son festival de meilleure de tous les évènements. À l’en croire, les Famas, la MINUSMA et Barkhane travailleraient de concert afin d’assurer une pleine quiétude aux participants. « Ces forces effectuent le maximum de contrôles sur le lieu et les alentours. Nous voulons montrer que, comme dans le sud, nous pouvons faire de la musique en plein air à Tombouctou, montrer également que la population choisit de vivre et que la ville est encore une destination attrayante » ajoute-t-il.

Humanitaires

Plusieurs actions de bien-être social seront menées en marge du festival. Elles constituent l’innovation de cette année, qui consacre la sortie du tout musical afin de prendre en compte les difficultés des populations. Des vivres seront distribués à 200 ménages et la réinsertion socio-économique de 20 jeunes sera assurée. Pour fédérer le plus de profils différents, des écrivains ont été invités afin de magnifier le vivre ensemble par la plume.

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