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Attentat contre l’armée d’élite du régime en Iran, 20 morts (agence)

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Un attentat suicide contre un bus transportant des membres de l’armée d’élite du régime en Iran a fait au moins 20 morts et 20 blessés mercredi dans le sud-est du pays, a indiqué l’agence de presse officielle Irna.

L’attaque a visé un bus transportant des membres des Gardiens de la Révolution sur la route entre les localités de Khash et Zahedan dans la province du Sistan-Balouchistan, a précisé Irna.

« Vingt personnes sont tombées en martyrs et 20 ont été blessées dans cette attaque terroriste », a rapporté l’agence en citant une « source informée » non identifiée.

Une photo diffusée par l’agence de presse iranienne Fars montre sur les lieux de l’attaque un amas de tôles.

Dans un communiqué, les Gardiens de la Révolution ont confirmé une « attaque suicide » contre un bus qui ramenait des membres de ce corps d’élite depuis la frontière avec le Pakistan.

« Une voiture bourrée d’explosifs a explosé près du bus transportant une unité des forces terrestres des Gardiens. Des membres des ‘protecteurs de la frontière nationale’ sont tombés en martyrs et d’autres ont été blessés », selon le texte qui ne donne pas de bilan précis.

Frontalière du Pakistan et de l’Afghanistan, la région iranienne du Sistan-Balouchistan est régulièrement le théâtre d’accrochages meurtriers entre les forces de l’ordre et des séparatistes baloutches ou des groupes jihadistes que Téhéran accuse Islamabad et Ryad de soutenir.

Cette province compte une large communauté de musulmans sunnites d’ethnie baloutche dans un pays à grande majorité chiite.

Ces derniers mois, les forces de sécurité iraniennes et les Gardiens de la révolution ont été la cible de plusieurs attaques dans cette province.

Le 2 février, un membre des Gardiens de la Révolution a été tué et cinq blessés dans une attaque dans la ville de Nikshar, au Sistan-Balouchistan, revendiquée par le groupe jihadiste Jaïch al-Adl (« Armée de la justice »), considéré comme « terroriste » par Téhéran.

Jaïsh al-Adl a été formé en 2012 par d’anciens membres d’une organisation sunnite extrémiste ayant mené une rébellion sanglante au Sistan-Baloutchistan jusqu’en 2010.

– Tirs de missiles –

Téhéran a accusé à plusieurs reprises les Etats-Unis, ainsi qu’Israël et l’Arabie saoudite de soutenir les groupes séparatistes. Israël et les Etats-Unis sont des ennemis de l’Iran alors que l’Arabie saoudite sunnite est le principal rival de la République islamique d’Iran dans la région.

Le dernier attentat particulièrement meurtrier en Iran remonte au 22 septembre 2018: 24 personnes avaient été tuées par un commando de cinq assaillants qui avaient ouvert le feu à l’arme automatique sur un défilé militaire à Ahvaz, capitale de la province iranienne du Khouzestan. L’attentat avait été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) et un groupe séparatiste arabe au nom de la « Résistance nationale d’Ahvaz ».

Les Gardiens de la Révolution avaient mené une semaine plus tard, en guise de représailles, une attaque de missiles et de drones contre des positions jihadistes en Syrie. Ils avaient ensuite annoncé avoir éliminé lors d’une opération en Irak le cerveau de ce même attentat.

Allié du président syrien Bachar al-Assad, l’Iran aide militairement ses forces dans leur guerre contre rebelles et jihadistes. L’Iran a aussi soutenu le pouvoir irakien dans sa guerre contre l’EI.

Le groupe jihadiste sunnite EI a revendiqué sa première attaque en Iran le 7 juin 2017. Des hommes armés et des kamikazes avaient attaqué à Téhéran le Parlement et le mausolée du fondateur de la République islamique, l’imam Khomeiny, faisant 17 morts et des dizaines de blessés.

Quelques mois plus tôt, l’organisation avait menacé d’agir en Iran en représailles au soutien militaire et logistique apporté par Téhéran aux autorités en Syrie et en Irak, où le groupe jihadiste a perdu l’écrasante majorité des territoires qu’il contrôlait.

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