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Education nationale : Après les grèves, la marche

La crise qui paralyse le secteur de l’éducation nationale n’en finit plus. Après les grèves répétitives des enseignants de l’école fondamentale et du secondaire, suivies de celles lancées par l’AEEM, la situation ne semble pas près de se décrisper. Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont battu le pavé mercredi 6 mars pour exiger la satisfaction de leurs revendications.

Les enseignants ont été nombreux à répondre à l’appel de leurs syndicats sur toute l’étendue du territoire national. A Bamako, vêtus de rouge et affichant des messages relatifs à leurs doléances, ces hommes et femmes de l’éducation, plus que jamais déterminés à se faire entendre, ont marché depuis la place CAN dans l’ACI 2000, jusqu’au rond pont Kwameh Nkrumah, en passant devant le siège du gouvernorat. « Nous avons pour objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur la crise actuelle que vit l’école malienne. Le gouvernement n’a pas honoré les points d’accords qui ont été obtenus depuis des années », explique Adama Fomba, secrétaire général du SYPESCO et porte-parole des syndicalistes.

Au cœur des blocages entre les enseignants et le gouvernement, reviennent trois revendications principales. L’octroi d’une prime de logement, la relecture immédiate du décret N°529 P-RM du 21 juin 2013 portant allocation d’indemnité au personnel chargé des examens et concours professionnels en ses articles 1, 2 et 3, ainsi que l’accès des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales aux services centraux de l’Etat.

Dans la déclaration finale qui a sanctionné l’issue de la marche, les enseignants syndicalistes disent constater, dans un premier temps, que « l’école des enfants des pauvres n’est pas une priorité pour les autorités du Mali ». Par ailleurs, ils affirment suivre avec intérêt les différentes sorties médiatiques de la ministre du Travail ces derniers jours, qui n’ont, selon eux, d’autres buts que de « discréditer les enseignants ».

A en croire M. Fomba, la marche a été largement suivie partout au Mali, dans les cercles et communes. « Vu la mobilisation, il est clair que c’est le peuple qui est derrière les enseignants pour une école performante et pour l’obtention de meilleures conditions de vie et de travail des enseignants du Mali », indique t-il.

Déterminés à ne pas céder aux « intimidations, menaces et pressions de toute nature de la part du gouvernement », les enseignants assurent user de tous les moyens légaux pour atteindre leurs objectifs. Le gouvernement de son coté, affirme que les revendications sont « irrationnelles et insoutenables ». Et en attendant, les élèves sont privés de cours…

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