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Écoles fermées : Les solutions tardent

Des milliers d’élèves restent  privés d’école au Mali. Près de six mois après la rentrée des classes sur toute l’étendue du territoire, nombreuses sont les écoles qui demeurent fermées, particulièrement dans les régions du nord et du centre du pays. À l’heure où l’éducation nationale est mise à rude épreuve et alors que l’issue même de l’année scolaire 2018 – 2019 semble plus que jamais compromise, la région de Koulikoro a récemment vu elle aussi certains de ses établissements scolaires fermer leurs portes.

Selon une source au ministère de l’Éducation nationale, le nombre d’écoles fermées au Mali au 28 février 2019 s’élevait à 850. Ces écoles se situent essentiellement au nord et au centre, et plus récemment à Toubacoro, dans la région de Koulikoro. La principale raison avancée pour la fermeture est l’insécurité et la menace terroriste.

À en croire l’Unicef, 257 000 enfants sont affectés par la fermeture des écoles, mais à cela il faut aussi ajouter tous les autres jeunes en âge d’aller à l’école qui sont hors du système scolaire pour d’autres raisons, comme la pauvreté chronique des ménages, le travail des enfants, les mariages précoces et le manque d’infrastructures scolaires.

En prenant en compte tous ces paramètres, la structure onusienne estime à 2 millions le nombre d’enfants actuellement hors des salles de classe et place la fermeture de nombreuses écoles dans un contexte plus large de « défis liés à la fourniture d’une éducation de qualité pour chaque fille et chaque garçon dans le pays ».

Solutions adaptées

Dans la région de Koulikoro, la situation des écoles fermées est complexe. « Plusieurs écoles qui étaient fermées l’année dernière sont désormais ouvertes, alors que d’autres écoles, ouvertes auparavant, sont désormais fermées », explique Eliane Luthi, chef de la communication d’Unicef Mali.

L’Unicef et l’ensemble des partenaires de l’éducation, y compris le gouvernement du Mali, sont très préoccupés par la fermeture des écoles dans le pays. C’est pourquoi, en appui au ministère de l’Éducation nationale, des solutions sont envisagées. « Sur le court terme, nous mettons en place des mécanismes ininterrompus pour les enfants dans les zones affectées, tels que des centres d’apprentissage communautaires », souligne Mme Luthi.

Mais, à long terme, pour atteindre l’objectif ultime d’une « éducation de qualité inclusive dans un environnement sain et protecteur », il est nécessaire, selon l’Unicef,  de comprendre les causes précises de la fermeture de chaque école et de  trouver des solutions adaptées à chaque communauté.

« En faisant cette analyse et en construisant ce dialogue, nous pourrons offrir une réponse éducative adéquate et adaptée à chaque communauté », conclut Eliane Luthi.

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