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Algérie: les étudiants marchent pour la 21e semaine d’affilée

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Plusieurs centaines d’étudiants et enseignants algériens ont manifesté mardi pour la 21e semaine d’affilée contre le régime, en réclamant notamment la libération des « détenus politiques », a constaté un journaliste de l’AFP.

« Algérie, libre et démocratique », « Système dégage! », « Un Etat civil, pas un Etat militaire », a scandé, reprenant les slogans habituels, le cortège qui a défilé sans incident dans le centre d’Alger au milieu d’un important déploiement policier.

Sur les pancartes, on pouvait lire notamment « Le pouvoir au peuple », « Arabe et Kabyle sont frères » ou « Non à une presse aux ordres ».

Les étudiants qui ont promis de protester « tout l’été », malgré la chaleur et les vacances universitaires, ont également assuré qu’ils manifesteraient deux fois vendredi: dans l’après-midi pour la traditionnelle grande marche hebdomadaire et en soirée après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2019) opposant au Caire l’Algérie au Sénégal.

« On va faire les deux pour rendre ce pouvoir fou », a lancé Abdou, étudiant en droit.

A l’occasion du « 22e vendredi » de manifestation contre le régime depuis le début le 22 février du mouvement inédit de contestation en Algérie, « nous espérons que la joie soit dédoublée: victoire de l’Algérie et départ du système » au pouvoir, explique Ismail Toukali, enseignant à l’université d’Alger.

Les manifestants ont également réclamé « la libération des manifestants arrêtés lors des marches ».

Plusieurs manifestants ont été récemment placés en détention préventive à Alger pour avoir contrevenu à l’interdiction de porter le drapeau culturel amazigh (berbère) dans les manifestations, édictée par le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah.

Le général Gaïd Salah, véritable homme fort du pays depuis la démission du président Abdelaziz Bouteflika le 2 avril face au mouvement de contestation, a été visé mardi par de nombreux slogans.

Il refuse depuis des semaines les revendications du mouvement de contestation: la mise en place d’instances de transition, débarrassées de tous les fidèles d’Abdelaziz Bouteflika, dont il a fait partie durant 15 ans.

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