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Zimbabwe: la ministre du Tourisme arrêtée pour corruption présumée

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La ministre zimbabwéenne de l’Environnement et du Tourisme a été arrêtée par la Commission anti-corruption du Zimbabwe (ZAAC) dont la direction vient d’être remaniée par le président Emmerson Mnangagwa, a indiqué jeudi le journal d’Etat The Herald.

Prisca Mupfumira est le premier haut responsable à être visée ainsi par la commission nouvelle formule et aussi le premier ministre en fonction issu du parti au pouvoir la Zanu-PF à être arrêté dans une affaire de pots-de-vin sous l’administration de M. Mnangagwa.

Selon The Herald, la ZACC enquête sur sa possible implication dans la disparition présumée de plusieurs millions de dollars de fonds de pension du temps où elle était ministre des Affaires sociales.

« Nous pouvons confirmer que la ministre du Tourisme est actuellement détenue chez nous pour interrogatoire et possible poursuite », a indiqué la commission dans un tweet.

Mme Mupfumira avait été démise de ses fonctions de ministre des Affaires sociales par l’ex-président Robert Mugabe peu avant le coup de force qui l’a renversé en novembre 2017. Elle avait rejoint le gouvernement après le putsch pour occuper un nouveau ministère.

La ZACC avait été créée sous le régime de M. Mugabe mais elle était critiquée pour son inefficacité. M. Mnangagwa l’a remaniée le 15 juillet, mais des doutes ont été émis sur la nouvelle équipe dirigée par la juge Loice Matanda-Moyo, épouse du général Sibusiso Moyo, impliqué dans le putsch contre Robert Mugabe et actuel ministre des Affaires étrangères.

Lors de sa prestation de serment en novembre 2017, Emmerson Mnangagwa s’était engagé à lutter contre la corruption, sa principale tâche consistant à redresser une économie aux abois depuis une dizaine d’années. Depuis plusieurs anciens ministres ont été arrêtés et poursuivis pour corruption et abus de pouvoir.

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