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Collectif Tim Art : Des tableaux, des messages

Du 20 juillet au 5 août, le centre Siif’Art, en collaboration avec le collectif Tim Art, organise une exposition sur le thème « Silence coupable ».  Les tableaux exposés évoquent divers sujets et captivent, pour interpeller chacun sur ses responsabilités. De l’art pour changer les comportements.

Le lancement de cette exposition artistique a eu lieu le samedi 20 juillet au Centre Siif’Art à Badalabougou. Avec un thème évocateur, « Silence coupable », les organisateurs visaient à provoquer chez les visiteurs un choc psychologique pour les faire réagir aux différents problèmes auxquels le pays est confronté. Les tableaux d’art, représentant plusieurs sujets de préoccupation, seront ainsi exposés au public pendant quinze jours. « Nous avons choisi ce thème parce que c’est une interrogation personnelle. On se demande si le fait que l’on reste silencieux par rapport à tout ce qui se passe dans ce pays, les atrocités dans le centre, les problèmes politiques à Bamako, ne nous rend pas coupables de tout cela », expliquait la Présidente du Collectif et promotrice du centre Siif’Art, Mariam Ibrahim Maiga. « C’est une manière de lancer un appel à tout un chacun pour sortir de ce silence-là, parce que ce n’est pas une question de Président ou d’autre chose. C’est une question de Maliens et c’est le Malien qui doit se remettre en question », ajoutait-elle.

Dramane Toloba, membre du collectif, a lui aussi, tout comme Mariam, des œuvres exposées. Il explique leur symbolique. « La première, c’est un homme qui marche avec des personnes dans sa main. Je l’ai intitulée « La tête ailleurs », parce que le monsieur a tellement des soucis qu’il ne parvient pas à se préoccuper de ce qui se passe ailleurs, ce qui a rendu sa tête petite. La seconde œuvre est une petite fille tenant un ballon dans sa main, avec à l’intérieur des personnages. Cela renvoie à l’esprit léger des citadins, habitués à passer facilement d’une chose à une autre », décortique l’artiste.

Selon la promotrice du centre, l’objectif « est de se remettre en question et d’aller vers des actions constructives qui peuvent aider  le pays à sortir du pétrin ». « Il y a les problèmes du nord, du centre, la problématique des ordures, la désertification,  mais personne ne dit rien parce qu’on attend toujours que l’État prenne des dispositions, alors que chacun peut balayer au moins devant sa porte et arrêter de déverser les ordures dans la rue en attendant que l’État arrive », suggère Mariam Ibrahim Maiga.

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