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Salaha Baby : « Je suis prêt à collaborer avec tous ceux qui ont des initiatives porteuses »

Une nouvelle fois candidat à la présidence de la FEMAFOOT (29 août) Salaha Baby, président de la ligue de football de Tombouctou, sa région natale, se confie dans cet entretien sur sa vision du football malien et sa stratégie de sortie de crise.

Vous êtes une nouvelle fois candidat à la présidence de la FEMAFOOT. Qu’est-ce qui a changé depuis deux ans et la dernière élection invalidée ?

Je pense que le principal problème qui avait conduit à l’invalidation de la dernière élection était l’identification des délégués légitimes à l’Assemblée générale. Aujourd’hui, j’estime que le Comité de normalisation (CONOR), en collaboration avec la FIFA (Fédération internationale de football association), est parvenu à résoudre ce problème. Nous venons de sortir de deux assemblées générales et le problème de délégué semble être derrière nous.

Nous avons également le CONOR, qui semble être un arbitre sérieux. La dernière fois, le Comité exécutif était juge et partie. La Commission électorale qu’il avait mise en place était partisane. Voilà des changements notoires qui font que cette élection est très différente de celle qui a été invalidée.

Beaucoup d’espoirs se fondent sur cette élection afin que la crise du football malien vive un terme définitif. Les partagez-vous ?

Sincèrement, je pense la même chose et chacun des candidats doit mettre du sien pour que les espérances de nos compatriotes soient comblées. Si toutes les dispositions statutaires pour l’élection des membres du Comité exécutif sont respectées, je pense qu’une partie de cette crise sera résolue. Il restera aux différents acteurs à consolider tout cela.

L’assemblée générale du 15 juin a mis à nu des dissensions persistantes, en dépit des déclarations de bonne foi. Peuvent-elles resurgir à l’issue de l’élection ?

Il y a des questions de principe sur lesquelles les uns et les autres ne sont pas d’accord, mais ces questions ont été tranchées par les textes. Il n’y a donc pas de soucis à se faire à ce niveau.

Seriez-vous prêt à tendre la main aux autres candidats, si vous êtes élu, afin de cheminer ensemble ?

Je pense que tous les candidats sont des acteurs du football et, pour atteindre les objectifs que je me fixe pour le bonheur du football malien, l’accompagnement de tous ces acteurs est indispensable. Je suis prêt à collaborer avec tous ceux qui ont des initiatives porteuses pour notre football.

Quelles sont les grandes lignes de votre programme pour la présidence de la FEMAFOOT ?

Les grandes lignes de mon programme, que je mettrai en œuvre pour le bonheur de notre football si je suis élu, sont l’harmonisation des textes régissant le football au niveau de tous les membres de la FEMAFOOT; la réorganisation des clubs, associations et centres de formations; la mise en place de la Ligue professionnelle de football; la mise en place d’une véritable Direction technique nationale en charge de la politique de formation; la recherche de financement adéquat pour notre football; le développement des infrastructures; l’optimisation de la gestion des sélections nationales, pour des résultats meilleurs et l’instauration d’un climat convivial et d’une entente vertueuse entre les dirigeants et entre les autres acteurs du football.

Selon vous, à quoi doit ressembler le travail d’un Comité exécutif post CONOR ?

Pour moi, le travail post CONOR doit se focaliser sur l’instauration d’un climat de confiance entre les différents acteurs. Il faudra tirer les leçons de l’expérience du passé et faire du respect des textes une priorité absolue. Et également faire preuve d’une gestion transparente des maigres ressources de notre association.

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