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Blocage de la route Bamako-Kayes : Les habitants passent à l’action

L’état de dégradation de la route Bamako-Kayes constitue depuis plusieurs années, un cauchemar qui hante régulièrement le sommeil des usagers de cette voie par ailleurs très fréquentée. Ce corridor représente l’une des principales voies qui relient le Mali à ses voisins ayant un accès à la mer, notamment le Sénégal surtout depuis l’arrêt du train sur l’axe malien. C’est pour crier leur ras le bol face à cette situation que certains citoyens de la ville de Kayes ont décidé à compter de ce 23 août de bloquer tout accès à cette route.

« Dès ce jeudi, ils ont commencé à avertir les gens. Et ce matin, je n’ai même pas pu me rendre à mon service à Bamako, parce qu’on ne peut pas sortir de la ville de Kati », témoigne M. Ibrahima Diallo,  habitant de la ville de Kati, à 15 km de la capitale.

Ce blocage fait suite à un mouvement de protestation entamée déjà depuis près d’un an par les habitants de la ville de Kayes. Ils dénoncent le désenclavement de leur localité, avec l’arrêt du trafic ferroviaire, la dégradation de la route et la fermeture de l’aéroport Dag-Dag, et exige la reconstruction de la voie de la sortie de Bamako jusqu’à Diboli, à la frontière avec le Sénégal.

Ce mouvement de colère, semble pour le moment très suivi dans la région et rencontre l’adhésion de toutes les couches de la population. Qu’il s’agisse des « notabilités, des chefs religieux et certains élus, ils ont réussi à mobiliser tout le monde », reconnaît le gouverneur de la région, le Contrôleur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé. La circulation a été bloquée sur le pont de la ville dans les deux sens et sur les principales artères de la ville (routes interurbaines et internationales) et  le mouvement s’est même étendu dans les cercles de la région.

Selon le gouverneur, les différents ministères concernés sont à pied d’œuvre pour trouver rapidement une issue à la situation. Même s’il a eu des contacts avec les manifestants, le gouverneur ajoute que les 3 revendications n’appellent pas  « à un avis de l’exécutif régional » et relèvent de programmes gouvernementaux qui sont suivis par les ministères compétents. 

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