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Crise à la Ligue de foot et rentrée scolaire à plusieurs vitesses en couverture des journaux camerounais

La réforme à marche forcée de la Ligue de football professionnel (Lfpc) et la difficile rentrée scolaire, dans les zones anglophones en crise sécessionniste, meublent les colonnes des journaux camerounais parus mercredi.Le limogeage du président de la Ligue, le général d’armée à la retraite Pierre Semengue par le bureau exécutif de la Fédération nationale de la discipline (Fecafoot), orne la principale manchette de La Revue qui n’hésite pas à parler de «déclaration de guerre». «Affaire Fecafoot-Lfpc : coup d’État contre Pierre Semengue», renchérit Le Messager, indiquant qu’un comité transitoire a été mis sur pied pour assurer la gestion de l’organe jusqu’en 2021.

Ces mesures, rappelle The Post, interviennent 11 jours après la suspension, par l’instance fédérale, des activités de la Ligue dont le patron, comme lot de consolation, a été nommé président d’honneur de la Fédération avec des privilèges spéciaux.

Sauf que le limogé, qui ne l’entend pas de cette oreille, déclare à Le Jour qu’il défendra son mandat de 4 ans jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’au 27 juillet 2020. Semengue n’abdique pas, résument en chœur Mutations et Repères.

Aussitôt la mise au point faite, la première publication citée est allée à la rencontre des jeunes «déplacés de guerre» du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qui depuis la rentrée scolaire de lundi dernier vivent un autre enfer dans la région de l’Ouest, où ils ont trouvé refuge. Là-bas en effet, c’est désormais la surpopulation qui est devenue le nouveau casse-tête des autorités : les effectifs, dans salles prévues pour 60 élèves, ont plus que doublé.

«Dépassés, les ministères en charge de l’éducation sollicitent l’aide des élites de l’Ouest pour financer la construction des salles d’accueil.»

Le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, lui, est loin de voir les choses sous le même angle qui, au deuxième jour, mardi, de la rentrée scolaire, a constaté une affluence grandissante dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest où, passées les premières heures d’incertitudes du fait de l’insécurité, les jeunes renouent avec les bancs désertés pendant 3 ans.

Depuis 3 ans de crise dite anglophone, l’école est prise en otage par des bandes armées qui tirent profit de cette insécurité, justement, pour semer la terreur sur fond de sécessionnisme louche, farouche et radical, mais aussi de chantage et de prédation, soupire Repères.

Mais pour Le Messager, c’est bien le pouvoir de Yaoundé, qui s’arcboute sur un orgueil mal placé, qui en refusant d’organiser le dialogue inclusif annoncé depuis des mois, qui prend en otage non seulement l’école, mais aussi toute une partie du pays.

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