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Maroc : Une rentrée scolaire sous le signe « pour une école citoyenne »

Les élèves marocains ont repris ce jeudi 5 septembre le chemin de l’école dans les différents établissements scolaires, que ce soit publics ou privés, une rentrée scolaire qui s’est déroulée sous le signe « pour une école citoyenne ».La rentrée scolaire actuelle intervient à un moment où les familles font face à une succession d’événements budgétivores. Après Ramadan, vacances d’été et la fête du sacrifice (Aïd Al Adha), les ménages marocains doivent une nouvelle fois casser leurs tirelires pour se procurer les fournitures scolaires, sachant que plusieurs programmes, notamment ceux de l’étranger, connaissent une hausse dramatique des prix.

C’est ainsi que les parents d’élèves envahissent les librairies, pour se procurer les manuels et autres fournitures scolaires dont leurs enfants ont besoin, mais cet exercice, s’il est habituel, les met en permanence face au dilemme des dépenses exagérées et des listes de fournitures scolaires.

Certains livres scolaires ne seront pas disponibles à la rentrée. « Plusieurs manuels ont fait l’objet d’une refonte totale. Il s’agit des livres d’arabe, de français, des sciences naturelles et des mathématiques des 3e et 4e années de l’enseignement primaire. Les manuels des 1re et 2e années n’ont subi que des modifications partielles», explique Ahmed Filali Anssari, président de l’Association marocaine des éditeurs dans une déclaration au journal marocain +L’Economiste+.

Par conséquent, les livres ne seraient livrés aux librairies que vers la fin du mois de septembre. Un délai attribué au fait que ces livres seront imprimés à l’étranger en raison de la réactivité des imprimeurs européens. L’impression au Maroc de plusieurs centaines de milliers d’exemplaires aurait nécessité plusieurs mois et renverrait à des délais inconcevables.

Force est de constater que le problème de la disponibilité des livres scolaires est récurrent. Chaque rentrée est l’occasion de revoir les manuels mais pour les éditeurs, si les bons à tirer ne sont pas remis vers le mois de janvier, il est impossible d’imprimer les manuels dans les délais.

Le nombre d’ouvrages scolaires utilisés chaque année s’élève à une quinzaine de millions, dont  30% réédités chaque année sur un financement du budget général. Le montant s’élève à près de 350 millions de DH (1 euro = 10,7 DH) dédiés à l’opération 1 million de cartables, qui touche en réalité 4,36 millions d’élèves et qui est déployée par le ministère de l’Intérieur dans le cadre de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH).

Les 70% restants sont financés par les ménages. Il s’agit des livres utilisés dans l’enseignement privé.

Une question  reste toujours sur les lèvres des parents d’élèves : Pourquoi à chaque année on a recours à de nouveaux manuels scolaires et à des programmes nouveaux ? Les anciens manuels sont-ils devenus caduques ou dépassés ?

Selon des responsables pédagogiques d’écoles privées, les fournitures demandées sont nécessaires au succès du processus éducatif, assurant que le choix des manuels et des fournitures « de qualité » malgré leur coût élevé revient à mettre en valeur les facultés des enfants.

Quoi qu’il en soit, chers ou pas chers, les manuels scolaires doivent apportés une formation scolaire de qualité à la hauteur des aspirations des élèves et de leurs tuteurs. Ces derniers ne lésinent pas sur les moyens pour l’éducation de leurs chers enfants, même si cela leur coûtent des dépenses supplémentaires.

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