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L’Egypte récupère un sarcophage richement décoré volé en 2011

Les autorités américaines ont restitué à l’Egypte, mercredi 25 septembre, l’imposant objet doré fabriqué pour Nedjemankh, prêtre du dieu à tête de bélier Heryshef, un sarcophage acheté par le Metropolitan Museum en 2017.Mohamed Fayed

Dérobé probablement en 2011, en plein mouvement révolutionnaire qui secoua l’Egypte, la pièce a été acquise auprès d’un marchand d’art à Paris, pour environ quatre millions de dollars, en 2017.

Ce cercueil de près de 1,80 m, doré à l’or fin, avait été fabriqué pour Nedjemankh, prêtre du dieu à tête de bélier Heryshef.

L’imposant objet doré était au cœur d’une exposition du Metropolitan Museum of Art qui devait se poursuivre jusqu’en avril. Elle a été subitement interrompue, le 12 février, le sarcophage richement décoré datant du 1er siècle av. J-C ayant en fait « été volé en Égypte en 2011», a annoncé le musée vendredi dans un communiqué. Le Met l’a donc remis au bureau du procureur de Manhattan, qui doit à son tour le rendre au gouvernement égyptien.

Des responsables du musée ont indiqué que le sarcophage avait été acquis en 2017 pour environ quatre millions de dollars (3,5 millions d’euros) auprès d’un marchand d’art à Paris. L’institution a précisé avoir été informée de la vérité sur la provenance de l’objet «ces derniers mois».

À la suite d’une enquête du parquet, elle a découvert que les papiers accompagnant le sarcophage, comme une autorisation d’exportation datant supposément de 1971, étaient falsifiés. Après avoir transité par Dubaï, l’Allemagne, puis Paris, le sarcophage avait été vendu au Met pour 3,5 millions d’euros par un marchand d’art français dont l’identité n’a pas été révélée. Au moment de l’annonce de la saisie du sarcophage, le Met avait présenté ses excuses à l’Egypte.

« Nous présentons nos excuses au Dr Khaled el-Enany, le ministre égyptien des Antiquités, et au peuple d’Égypte (…). Nous nous engageons maintenant à voir comment justice peut être rendue, et comment nous pouvons aider à prévenir de futures infractions à la propriété culturelle », a déclaré le président du Met, Daniel Weiss, cité par le communiqué. 

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