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Salon de la lecture : Donner l’envie aux jeunes

La lecture reste l’un des goulots d’étranglement de l’apprentissage pour de nombreux élèves maliens. Pour contribuer à l’ancrage du goût des livres, plusieurs initiatives se développent, dont le premier Salon de la lecture et du livre, prévu du 19 au 20 octobre 2019.

Initié par 3M Consulting, l’évènement veut réunir tous les acteurs locaux pour « donner le goût de la lecture aux jeunes », explique Mme Kadidiatou Sylla, sa promotrice.

Un goût de la lecture qui peine à devenir un réflexe, parce que le livre n’a sans doute  pas encore trouvé sa place au Mali. « Ce qui manque au livre, c’est la considération. Les dirigeants ne font rien pour nous aider », or « nous les aidons à gouverner, parce qu’un peuple qui lit, grandit, apprend et s’améliore », relève M. Hamidou Konaté, Président de l’Organisation malienne des éditeurs de livres (OMEL).

Si le « déficit de lecture est général », selon M. Ousmane Diarra, écrivain et responsable de la Médiathèque de l’Institut français du Mali (IFM), il est très accentué chez nous. « Nous avons été envahis par la culture de l’image et du numérique, sans avoir su maîtriser la lecture », déplore M. Diarra.

Et, pour redonner ce goût de la découverte et de l’imaginaire, il faut « réorienter les jeunes, afin qu’ils se réapproprient à la fois l’image, le numérique et la lecture », suggère M. Diarra.

Une entreprise tout à fait possible, grâce à l’engagement des jeunes et à leur « accompagnement par des gens d’expérience », ajoute t-il.

Plus de facilités d’accès

Mais, pour combattre l’ignorance et offrir un ancrage à la lecture, encore faut-il que le livre soit accessible. En effet, la disponibilité des livres est « la barrière principale » pour des livres produits, dans un pays continental comme le nôtre, à des coûts exorbitants, déplore le président de l’OMEL.

Un effort est attendu en vain des autorités depuis des années. Adopté en 2014 par le gouvernement, le projet de loi sur l’Accord de Florence, qui prévoit notamment une réduction des taxes et impôts sur ce qui entre dans la fabrication du livre, n’est toujours pas passé devant l’Assemblée. Une négligence coupable, déplore le responsable de l’OMEL.

Des séances de lecture, des  conférences, des jeux de culture générale et du slam rythmeront cette rencontre. Le premier Salon du livre qui mettra en compétition une quinzaine d’écoles dans divers domaines de la culture, espère ainsi contribuer à un meilleur ancrage de la lecture et à la promotion d’espaces culturels et de librairies auxquels s’intéresseront davantage les jeunes.

 

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