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Salia Samaké : «  Quelle que  soit la situation, on doit se parler aujourd’hui  pour avancer »

La Cour constitutionnelle, a, dans une lettre confidentielle en date du 22 octobre ayant fuité sur les réseaux sociaux, sollicité l’implication de l’ancien Président de la République Alpha Oumar Konaré dans le processus en cours du Dialogue national inclusif.  Sur le même sujet, le Président IBK a reçu lundi  le chef de file de l’opposition, l’Honorable Soumaila Cissé, dont la plateforme boude le DNI. L’analyste politique Salia Samaké explique l’impact de ces développements.

Que changerait l’implication de l’ancien Président Konaré dans le processus ?

D’abord, il y a eu cette méthode assez gauche de la Cour constitutionnelle. Dans ce type d’approche, nous n’avons pas besoin d’aller jusqu’à écrire et publier de telles informations, parce qu’elles mettent la Cour constitutionnelle en danger et en perte de crédibilité. Ils sont en train de passer par tous les chemins pour assurer l’inclusivité. C’est un ancien Président. Il est important d’impliquer les personnalités qui ont géré le pays, mais je ne pense pas qu’il puisse apporter quelque chose. Sans accuser personne, il y a certains chefs d’États aujourd’hui qui font partie du problème et non de la solution.

Le Président IBK a reçu lundi dernier le Président du FSD. Sur quoi peut déboucher cette entrevue ?

Il n’y a pas eu beaucoup d’informations qui ont filtré de cette rencontre. Il a juste dit sur son compte Twitter, de manière laconique, qu’ils avaient parlé de l’actualité. L’actualité aujourd’hui, c’est le dialogue national. Cette rencontre est la dernière tentative pour essayer d’enrôler cette partie de l’opposition, qui ne veut pas bouger.  Quelle que soit la situation, on doit se parler aujourd’hui pour avancer. J’ai l’impression que depuis le début, le Triumvirat s’est vite laissé tenter d’aller vite en besogne, en voulant respecter le calendrier. Alors que ce qui est le plus important dans ce processus c’est ce qui sortira du dialogue. Tout ce qui se fait aujourd’hui en termes de mobilisation est salutaire. Car, après ce dialogue, que nous restera-t-il ?

Comment faire adhérer tous les acteurs qui restent à la marge ?

Le Triumvirat et les autorités sont dans une position difficile. Parce que tout ce que cette partie de l’opposition avait mis comme préalables pouvait être analysé pour intégrer le maximum de points. Mais la manière d’adopter les TDR a fait que les exigences de l’opposition n’ont pas pu être prises en compte. Le plus gros contingent lors de l’atelier n’était pas d’accord avec ce que proposait l’opposition. Alors, jusqu’à présent, elle tient à ce que ses doléances soient acceptées. Ce dont je ne suis pas sûr.

Propos recueillis par Acherif Ag Ismaguel

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