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Nouvelles régions administratives : Quels changements pour les habitants ?

Alors que la loi N°2012-017 du 2 mars 2012, portant création de 11 nouvelles régions administratives en République du Mali, tend tant bien que mal à être appliquée dans son intégralité, les changements qu’elle pourrait impliquer au niveau des cercles nouvellement érigés en régions suscitent des interrogations.

Les gouverneurs de Koutiala, Dioïla, Bougouni et Nioro du Sahel ont été récemment installés, mais des lenteurs subsistent toujours dans l’effectivité de leurs prestations administratives. Quant à Kita, Bandiagara, San, Nara et Douentza, ce sont encore des cercles qui sont dans l’attente que les lignes bougent.

« À San, nous avons simplement un conseiller aux affaires juridiques qui a été nommé. Nous attendons toujours la désignation de notre gouverneur », explique Mme Fomba Fatimata Niambali, députée à l’Assemblée nationale du Mali, élue à San.

Éventuels changements

Presque tout le monde s’accorde à relever les avantages positifs de la transformation des certains cercles en régions, estimant que ces dernières bénéficieront d’une plus grande attention de la part de Bamako.

« Cela va beaucoup faciliter les choses. Sur le plan du développement, par exemple, il y aura des infrastructures en plus et sur le plan sanitaire il est prévu la construction d’un hôpital à San », se réjouit Mme Fomba.

À noter également, à l’en croire, la construction d’une agence de développement, des directions régionales et tout naturellement un gouvernorat pour la toute nouvelle région.

« La présence même de certaines structures va changer le visage de San. Sur le plan électricité et eau aussi, les habitants auront un meilleur accès, sans oublier le budget plus conséquent dont San bénéficiera en tant que région », souligne Mme la députée.

À Dioïla, jusque-là l’un des plus grands cercles du Mali, c’est un peu le même cas de figure qu’à San, même si, à en croire une source locale, malgré la prestation de serment du gouverneur en septembre, la néo région reste toujours un peu liée à celle de Koulikoro.

« Quand notre gouvernorat commencera à fonctionner pour de bon, les démarches administratives seront plus faciles », note Badra Aly Sidibé, originaire de Dioïla. « Avec le rapprochement de l’administration, il y a des jeunes aujourd’hui en chômage qui vont pouvoir trouver des emplois », ajoute-t-il.

Il en veut déjà pour preuve le quota spécifique attribué à Dioïla (50) lors du prochain concours de recrutement au  niveau de la police nationale, lancé le mois dernier.

Germain KENOUVI

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