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Cinéma : « Le voile secret » bientôt dans les salles obscures

« Le voile secret », c’est le titre du tout premier long métrage du groupe de communication audiovisuelle Arc-en-ciel, qui s’apprête à être lancé en début d’année prochaine à Bamako. Un film qui s’est donné pour principal objectif de lever le voile sur certaines pratiques « d’ombre » de la société malienne et de contribuer à une conscientisation collective afin de susciter des changements.

Le film retrace l’histoire d’Aïda et Djibril, deux jeunes étudiants qui tombent éperdument amoureux l’un de l’autre et qui décident de s’unir pour la vie. Mais le père d’Aïda, un homme très riche et très influent, ne l’entend pas ainsi. Il va interdire à sa fille de nouer toute relation avec Djibril, qui n’est pour lui qu’un jeune chômeur qui se contente d’un petit boulot de mécanicien de la place, un délinquant très sale. En somme, le ramassis des clichés qui collent aux enfants de « pauvres ».

Djibril finit par  tomber dans le piège de Djamila, la meilleure amie d’Aïda, de qui il tombe amoureux. Aïda, découvrant cette tromperie, sombre dans une dépression profonde qu’utilise  sa tante, une proxénète, pour faire d’elle un argument pour son business en tentant d’arranger le mariage de sa nièce avec l’un de ses clients.

Le long métrage, d’une durée d’une heure trente minutes, ne se résume pas qu’à ces détails. Tourné exclusivement à Bamako, en six mois, il a pour trame principale la société malienne toute entière, avec ses pressions et ses réalités.

Mais d’autres sujets en lien avec la déperdition des valeurs sociales, tels que le proxénétisme et l’avortement, mais aussi  le rôle de la famille dans la consolidation des liens matrimoniaux et  celui des griots dans la société contemporaine sont également abordés.

« Aujourd’hui, le paysage audiovisuel national est essentiellement dominé par les telenovelas, alors que les Maliens ont besoin de consommer Malien. Nous nous sommes donc dits qu’il fallait proposer des productions dans lesquelles les Maliens se retrouvent et se reconnaissent », affirme Fousseyni  Maiga, le réalisateur du film.

Une nouvelle dynamique que veut impulser le groupe Arc-en-ciel à la cinématographie malienne, qui, à en croire Fousseyni  Maiga, pour rivaliser avec les grandes Nations du cinéma, doit  changer ses méthodes de production.

« Nous devons travailler à écourter les temps de production, sans pour autant minimiser les règles techniques, car il faut que nous allions vers une nouvelle offre cinématographique », soutient-il.

Germain KENOUVI

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