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Le mari bat et …mort sa femme, incapable d’arrêter les pleurs de bébé

Un pêcheur dakarois de 37 ans a été condamné à un mois de prison dont 15 jours ferme pour avoir frappé et … mordu sa femme, coupable à ses yeux d’avoir tardé à mettre fin aux pleurs de leur bébé, jugé dérangeants par le père au point de lui faire perdre le sommeil.Selon les quotidiens L’AS et l’Observateur, dans leurs éditions de ce vendredi, la dispute familiale remonte au 27 novembre dernier, quand le mari rentré d’une partie de pêche, se jette dans le lit pour un sommeil réparateur. Mais c’était sans compter avec son bébé de sexe féminin qui dormait à  côté.  Dérangé par les pleurs du nourrisson, le père demande vertement à la maman de l’éloigner.

Arrivé à ce point, les versions divergent, car selon L’AS la femme raconte que son mari a d’abord frappé le bébé avant de s’en prendre à elle, au moment où elle voulait le soustraire des griffes de son père. L’Observateur, lui,   cite le père qui accuse la maman d’avoir refusé d’éloigner le bébé.  Au final, soulignent les deux quotidiens, le couple en est venu aux mains et le mari, certainement plus fort, a non seulement tabassé sa femme, mais l’a mordue au dos et à la joue.

A la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, selon L’Observateur, la femme avait du mal à parler, tant une de ses joues était enflée. Le président du tribunal n’a pas par contre raté le père en lui demandant pourquoi un tel traitement à sa propre fille. Réponse du père : « je ne supporte pas les pleurs d’un enfant ». Réplique du président : « alors, il ne fallait pas en faire ».

Profitant de ce que le mari se confond en excuses, le président lui lance : « la femme n’est pas donnée en mariage pour être battue» ; puis il annonce le verdict : un mois de prison dont 15 jours ferme, là où le parquet avait requis un an de prison ferme.

L’homme doit à sa femme ce verdict apaisant. En effet, après l’avoir attrait devant la justice pour coups et blessures volontaires à conjoint,  elle a dit à la barre qu’elle pardonnait à son mari « à cause » de leurs deux enfants qu’ils ont eus après neuf ans de mariage.                

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