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Dialogue National Inclusif: L’étape des recommandations

Le Dialogue National Inclusif (DNI) se prépare à rendre ses recommandations. Après la journée de synthèse destinée à mettre en commun les recommandations des différents groupes de travail, cette journée du 20 décembre est consacrée à la plénière qui enregistre les observations et autres suggestions non encore prises en compte. 

Mais c’est aussi l’occasion pour les participants d’insister sur les points essentiels pour la réussite de ces assises. Les recommandations ont d’ailleurs été formulées  et classées en actions prioritaires à court, moyen et long terme.

Pour Madame Mariam Djibrilla Maïga représentante du Conseil national  de la société civile et présidente de l’association de lutte contre la prolifération des armes légères, il faut renforcer la collaboration entre les forces de sécurité et les  communautés. Pays continental aux « 6 frontières souvent poreuses », le Mali doit davantage sécuriser celles-ci en développant un partenariat fécond avec les autres pays, précise Madame Maïga.

« La culture est le socle de tout ce que nous faisons », dira pour sa part M. Adama Samassékou, ancien ministre de l’Education du Mali. Selon lui, l’enseignement des valeurs sociétales doit être inscrit  dans les objectifs à court terme. Et il faut immédiatement éradiquer la violence dans l’espace scolaire et universitaire et assainir le milieu car la drogue y a fait son apparition. C’est le préalable à toute discipline à l’école, condition sine qua none d’un apprentissage. Il s’insurge également contre tout «  mimétisme dans tous les domaines ».

L’ancien président de la CENI, non moins membre du Haut Conseil Islamique, M. Mamadou Diamoutani est revenu sur la nécessité de la création d’une structure unique et indépendante  de gestion des élections. Il a également souligné le besoin de l’adoption de décrets pour faire appliquer le nouveau code de la famille et des personnes, adopté il y a 7 ans en 2011. M. Diamoutani a aussi souhaité une application effective de la loi sur l’ouverture des bars.

Le président du Conseil Supérieur de la Diaspora malienne qui a souhaité au nom de son organisation le couplage des élections législatives et référendaire a émis le vœu de voir son organisation figurer parmi les membres du comité de suivi pour la mise en œuvre des recommandations du Dialogue National Inclusif.

Attentes

L’objectif de ces discussions est de permettre que «  les Maliens se retrouvent », «  parce le pays est menacé », déclare avec gravité M. Mody Samba Touré, membre de l’UNTM. Il souhaite même qu’ « ’après le dialogue  le gouvernement organise un forum social afin d’aboutir à la signature d’un mémorandum, parce que rien n’est de trop pour sauver le Mali ».

Les travailleurs, fils du pays ayant consenti le sacrifice ultime doivent bénéficier d’une reconnaissance appuyée de l’Etat. Plusieurs corporations ont pris part à ce dialogue mais plusieurs Maliens se sont aussi abstenus, c’est pourquoi le fil du dialogue ne doit pas être rompu, selon M. Touré. «  Il faut tendre la main aux autres fils du Mali qui ont leur rôle dans la cohésion nationale. Il s’agit des partis, et mêmes des leaders extrémistes comme Amadou Kouffa ou Iyad Aghali , car la solution à la crise malienne, doit venir des Maliens, conclut-il.

Fatoumata Maguiraga

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