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Politique et gouvernance en couverture des journaux camerounais

Le contentieux avant les législatives et municipales de février 2020 et la publication du rapport national 2018 sur la corruption, constituent l’essentiel du menu des journaux camerounais parus vendredi.L’audience marathon tenue la veille, par le Conseil constitutionnel au sujet du contentieux du double scrutin du 9 février, a fait beaucoup de dégâts, dans les camps aussi bien du pouvoir que de l’opposition, annoncent en chœur Essingan, Le Quotidien, Mutations, The Guardian Post et Tribune d’Afrique.

Au total, résume le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune (CT), 55 décisions ont été rendues dont les plus spectaculaires sont sans conteste la disqualification de listes à la députation du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, pouvoir) et du Front social démocratique (SDF), la première formation de l’opposition parlementaire. Dans le même temps, complète la publication, 5 listes, conduites par le parti historique Union des populations du Cameroun (UPC), ont été réhabilitées.

Présentant le rapport, publié la veille par la Commission nationale anti-corruption (Conac) sur l’état du fléau dans le pays, CT note qu’en 2018, l’État a perdu plus de 40 milliards FCfa dont 4 milliards FCfa seulement ont été récupérés à travers les juridictions.

L’aspect que retient The Guardian Post, dans ce document, concerne la Communauté urbaine de Limbe (Sud-Ouest) où les malversations financières de divers ordres, mais aussi des fautes de gestion, ont occasionné une perte de plus de 9 milliards FCfa pendant la période étudiée.

En 2018, la Conac a enregistré 23.048 dénonciations contre 3000 cas un an plus tôt, signale Intégration qui constate un intérêt certain des citoyens vis-à-vis de cette gangrène. Les administrations du Cameroun, elles aussi, s’intéressent de plus en plus à la lutte contre la corruption,  souligne, dans les colonnes de CT, le président de l’institution, Dieudonné Massi Gams.

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