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Lutte contre le paludisme: Vers des méthodes de prévision et de surveillance épidémiologique

Le projet «  DynaSTEC » ( Dynamique Spatio-temporelle de la Transmission du paludisme dans des Environnements Changeants) du Programme JEAI (Jeune Equipe Associée à l’IRD)  ainsi que l’atelier d’implémentation du système de « Registre Electronique dans le DHIS2 (District Health Information Software) » pour le renforcement de la surveillance épidémiologique au Mali ont été lancés ce lundi 23 décembre 2019 au siège du MRTC (Malaria Research Training Center) , sous la présidence du Dr. Seydou Doumbia, Doyen de la Faculté de Médecine et d’Odontostomatologie  (FMOS) de l’USTTB.

La cérémonie de lancement a enregistré la présence du Directeur de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) , du Directeur adjoint du MRTC, des  représentants de l’Université de Ségou et de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Public ( DGSHP) ainsi que celle du Professeur Issaka Sagara, enseignant-chercheur à la FMOS et coordonnateur du JEAI.

Ce projet d’une durée de 3 ans qui  est coordonnée par les chercheurs du MRTC au niveau de l’USTTB est donc porté par cette dernière mais également l’Université de Ségou, avec l’appui technique de l’Université d’Aix-Marseille et l’Espace pour le développement (Espace – Dev  ), Maison de la télédétection basé à Montpelier.

Il collabore principalement avec deux institutions au Mali, à savoir le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique.

« DynaSTEC » vise deux objectifs principaux. D’abord accompagner la modernisation des systèmes d’informations épidémiologiques entrepris déjà au Mali suivant l’expertise du DHIS 2 pour favoriser au niveau national la collecte des données permettant ainsi leur obtention en temps réel et aussi évoluer vers les méthodes de prévision et d’analyse pour une utilisation dans la surveillance épidémiologique.

Ensuite, développer les capacités au Mali de manière générale et de manière spécifique avec les institutions impliquées concernant  la mobilisation statistique des données intégrant celles spatio-temporelles, environnementales et même la mobilité des populations afin de lutter plus efficacement  contre le paludisme en détectant et caractérisant les foyers de persistance mais également les foyers de propagation de transmission.

« Avec le système de paramétrage des données électroniques, il y aura des filtres sur le système de données de sorte que les données soient directement rentrées soit par téléphone, soit par tablette, soit par ordinateur. Une fois rentrées, elles seront automatiquement disponibles et cela permettra aux décideurs de voir à distance les données du système de santé du niveau central jusqu’au niveau périphérique », a expliqué Pr. Issaka Sagara.

« Par ailleurs, nous allons développer les capacités  des chercheurs des différentes institutions impliquées qui vont être formés à un niveau d’analyse statistique avancé de maladies comme le paludisme, en intégrant les paramètres de l’environnement comme la pluviométrie, le vent , les hauteurs d’eau des fleuves et la mobilité de la population » , a-t-il ajouté .

L’atelier s’étendra sur une semaine et s’achèvera le 30 décembre prochain.

 

Germain KENOUVI

                                                                                                                           

 

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