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Le président érythréen promet de renforcer la coopération avec l’Ethiopie

Le président érythréen, Issaias Afeworki, a promis jeudi de travailler à renforcer la coopération avec l’Éthiopie, au deuxième et dernier jour de sa visite dans ce pays avec lequel il est engagé dans un processus de réconciliation.

M. Issaias a exprimé sa « gratitude pour l’hospitalité accordée à sa délégation » et réaffirmé l’engagement de l’Érythrée à travailler avec vigueur pour « promouvoir un nouveau chapitre de la coopération entre les deux pays », selon un tweet du ministre érythréen de l’Information, Yemane G. Meskel.

Il s’agissait de la première visite de M. Issaias depuis que le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, s’est vu décerner le prix Nobel de la paix pour avoir initié un rapprochement entre leurs deux pays.

Les deux dirigeants ont posé jeudi la première pierre de la future ambassade érythréenne à Addis Abeba, un geste décrit par M. Abiy comme un « cadeau de Noël » de l’Éthiopie à son voisin, a précisé M. Yemane.

Dans la matinée, ils avaient visité différents projets agricoles et industriels, et mercredi l’Observatoire spatial et centre de recherche d’Entoto, selon la même source.

Le président érythréen était accompagné du ministre éthiopien des Affaires étrangères, Osman Saleh, et du conseiller présidentiel Yemane Gebreab. Il devait s’entretenir avec M. Abiy « d’importants sujets régionaux et bilatéraux », selon M. Yemane.

La guerre entre l’Éthiopie et son ancienne province, en raison notamment d’un conflit territorial, avait fait quelque 80.000 morts entre 1998 et 2000.

M. Abiy, 43 ans, s’est vu attribuer le Nobel de la paix 2019 pour la réconciliation qu’il a menée tambour battant avec l’Érythrée, mettant fin avec le président Issaias à 20 ans d’état de guerre entre les deux voisins de la Corne de l’Afrique.

L’accord de paix de 2018 avec Asmara avait été suivi de la réouverture d’ambassades et de postes-frontières ou encore du rétablissement des liaisons aériennes. Mais depuis, plusieurs postes-frontières importants ont de nouveau été fermés, et la question épineuse du tracé d’une partie de la frontière reste en suspens.

Lors de la cérémonie de remise de son prix le 10 décembre à Oslo, M. Abiy avait associé à sa récompense son « partenaire et camarade de paix », le seul dirigeant que l’Érythrée ait connu depuis l’indépendance acquise en 1993.

A son retour à Addis Abeba, il avait formulé le vœu de rencontrer « bientôt » le président érythréen. Leur dernière rencontre datait de juillet, à Asmara.

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