Politique › Sécurité & Terrorisme

Sommet de PAU: Que va dire le G5 Sahel à la France?

C’est ce lundi et mardi que se tient en France, dans le sud du pays le sommet sur la lutte contre le terrorisme au Sahel. Les différents chefs d’Etat vont donc donner un visage au Sommet de PAU. Très attendu et contesté par certains pays du Sahel, les présidents africains devront jouer carte sur table leur collaboration militaire avec l’homologue français Emmanuel Macron.

A côté  de la présence des présidents du Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie, le sommet va accueille le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, et le président du Conseil européen, Charles Michel.

Malgré la présence de la France au Sahel, le terroriste se fait de plus en plus grandissant. Pour décrier la présence française, les manifestants descendus dans les rues expriment toujours leur sentiment hostile vis à vis de la présence militaire française. La réaction du président français face à ces manifestations est sans attendre et s’adresse aux présidents africains en ces termes: «Je vois des mouvements d’opposition, des groupes qui dénoncent la présence française comme une présence impérialiste néo-coloniale […] Je vois dans trop de pays prospérer sans condamnation politique claire des sentiments anti-français. Je ne peux pas accepter d’envoyer nos soldats sur le terrain dans les pays où cette demande n’est pas clairement assumée».

Initialement prévu le 16 décembre, le Sommet avait été reporté après une attaque terroriste au camp d’Inates au  (Niger) bilan, 71 morts. Selon l’ONU, plus de 4 000 personnes ont été tuées dans des attaques terroristes en 2019 au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Les attentes des populations sont énormes par rapport au terrorisme grandissant au Sahel et à la présence militaire française.

Pau : Le sommet élargi à Ouaga

Les ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel se sont réunis mardi dernier à Ouagadougou pour préparer le sommet de Pau, qui se tiendra le 13 janvier. Selon Alpha Barry, ministre burkinabé des Affaires étrangères, qui a reçu ses homologues, cette rencontre s’est tenue à la demande expresse de leurs chefs d’État pour préparer au mieux le rendez-vous. Elle a permis, selon Barry, d’examiner les propositions des différentes parties afin de les soumettre aux chefs d’État avant le sommet. Il a également précisé que le sommet était élargi à l’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne, l’OIF et d’autres institutions. « C’est une étape importante pour le G5 Sahel dans la lutte contre la menace terroriste dans notre région. Tout se passe dans un bon esprit, entre pays du G5 Sahel et entre le G5 Sahel et les partenaires », a assuré le chef de la diplomatie burkinabé à l’issue de la réunion. L’appel des chefs d’État lors de la réunion extraordinaire du G5 à Niamey, le 15 décembre 2019, semble donc avoir eu un écho favorable. Dans le communiqué final de cette rencontre, ces derniers avaient appelé la communauté internationale à les soutenir pour endiguer la menace terroriste. Un appel avait également été lancé aux autres pays de la zone pour un « renforcement de la coopération entre les services de sécurité et de renseignement dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière ».

Boubacar Sidiki Haidara et Idelette Bissuu

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