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Législatives 2020 : Les partis politiques s’activent

Première résolution des quatre issues du Dialogue national inclusif, du 14 au 22 décembre 2019, l’organisation des élections législatives avant le 2 mai 2020 retient l’attention de la classe politique. Alors que le collège électoral a été convoqué pour le 29 mars et que la campagne ne s’ouvre que le 8 mars, les partis et regroupements sont déjà en plein dans les préparatifs.

La réunion du Cadre de concertation national, qui s’est tenue le 21 janvier entre les ministres de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, des Réformes institutionnelles et de la Cohésion sociale et les partis politiques, n’a pas réussi à entériner une date pour la convocation du collège électoral. Convoqué par la suite pour le 29 mars. Annonce faite à l’issue du conseil des ministres du 22 janvier 2020.

Préparatifs enclenchés

Sans attendre le chronogramme complet du processus, les partis avaient déjà commencé à s’activer pour désigner leurs représentants à l’Hémicycle pour la nouvelle législature.

« Nous sommes au stade de convocation des conférences d’investiture. Il faut d’abord que chaque structure propose ses candidats. Les dates de désignation seront fixées par la suite. Nous sommes aussi en train  d’étudier les alliances possibles avec d’autres partis ou regroupements politiques, que ce soit au niveau local ou national », indique Issa Diarra, Secrétaire général de l’ASMA-CFP.

Même son de cloche à Yelema de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, où on se dit déjà fin prêt pour le rendez-vous électoral.

« Nous nous préparons activement pour ces élections législatives, parce que nous sommes parmi les partis qui ont toujours déploré les prorogations anticonstitutionnelles du mandat des députés. Nous sommes donc dans la suite logique de cela », affirme Amidou Doumbia, Secrétaire adjoint à la communication du Comité exécutif central de Yelema.

« Il faut que ces élections soient organisées là où elles peuvent se tenir et que les meilleurs l’emportent. Que nous ayons une législature beaucoup plus dynamique et des députés qui seront dévoués à la cause nationale », poursuit-il.

Pour Silimana Bréhima, Vice-président de l’Union pour la démocratie et le développement, tous les partis politiques avaient déjà  pris la température des élections  législatives au sortir du Dialogue national inclusif.

« Nous croyons que le délai de l’organisation sera respecté. Nous avons donc commencé à travailler avec nos bases. L’Assemblée nationale en place actuellement est illégitime et il est grand temps qu’elle soit renouvelée », déclare le N°2 de l’UDD.

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