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Coronavirus : Le dispositif de prévention activé

Un nouveau coronavirus, 2019-nCoV, connaît une flambée depuis le mois de décembre 2019. Apparu à Wuhan, en Chine, il s’étend désormais au delà du continent asiatique. Représentant un risque très élevé pour la Chine, l’épidémie est désormais élevée aux niveaux régional et international, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Une menace notifiée par l’organisation à plusieurs pays, dont le Mali. Depuis le 21 janvier 2020, les autorités sanitaires s’activent donc à mettre en place les mesures destinées à contrer la menace ou à pouvoir y faire face le cas échéant.

Il est bien logique de s’inquiéter pour ce virus, parti d’un marché informel chinois où est vendue notamment de la viande « sauvage », car « un problème de santé publique quelque part est un problème partout », explique le Docteur Malick Koné, chef du Département des opérations d’urgence de santé publique (DOU – SP). Depuis l’épicentre de l’épidémie, où l’on dénombre plus d’une centaine de morts et  2 740 cas, plusieurs dizaines de patients ont été signalés dans d’autres pays, en Asie (Taïwan, Japon, Népal, …), en France et aux États-Unis. Si l’OMS n’a pas édicté de mesures de restriction au voyage, il revient aux différents pays, compte tenu de l’importance des trafics, de prendre les dispositions adéquates.

Des dispositions adéquates 

Notifié par l’OMS et l’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS) de la résurgence du virus, le Mali a pris des mesures d’urgence afin d’empêcher l’épidémie d’atteindre le pays et, le cas échéant, d’en limiter les effets. Les rencontres de coordination sont programmées et un plan de réponse a été validé le 27 janvier. D’autres actions, comme le renforcement de la surveillance épidémiologique au niveau des points d’entrée, comme les aéroports et les frontières terrestres, sont menées. Le dispositif de l’aéroport international Modibo Keïta a été activé, avec environ une quinzaine de personnes.

Ces mesures concernent aussi les établissements sanitaires de l’ensemble du système, y compris les structures privées. Une formation des agents est également prévue après la validation du programme de réponse.

Pour le moment, les autorités invitent à la sérénité et à l’adoption des mesures d’hygiène et de prévention, comme le lavage des mains et le port de masques de protection.

Les signes de la maladie sont la fièvre, les frissons, les maux de tête et, de façon globale, un syndrome grippal avec une gêne respiratoire, qui représente le plus grand facteur de risque.

Malgré un taux de létalité faible, la vigilance est de mise en l’absence de médicament.

Fatoumata Maguiraga

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