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L’Instant Thé : La saison 2 lancée ce vendredi  

crédit photo: Fototala King Massassy

La télé-réalité en quête d’originalité veut aussi se faire participative sur l’échiquier social. Au Mali, Mantchini Traoré avec son projet « L’Instant Thé » retient l’attention dès le lancement de cette télé-réalité au niveau de la chaîne nationale en 2017. En fait, L’Instant Thé est un concept d’émission qui se veut participatif et contributif sur le plan social.

Le concept a le visage d’un concours, sauf que dans le cas de figure, les équipes essentiellement composées des « grins » de quartiers s’affrontent sous le regard complice des caméras.

Au Mali, les « grins » sont des groupes d’habitants d’un secteur qui se retrouvent régulièrement autour d’une tasse de thé et partagent leur quotidien. Dans le cadre de l’émission télé, ils viennent de différents quartiers et régions du pays.

C’est donc avec des projets de développement bien ficelés qu’ils s’affrontent. Les projets portent entre autres sur l’environnement, l’assainissement, la collecte des déchets, le recyclage, la construction, la réhabilitation des espaces communs. L’objectif du concept  est de pousser les jeunes des quartiers à se rendre utile dans la société en contribuant à l’amélioration de leur cadre de vie au-delà de se rassembler autour d’une tasse de thé quand le temps le permet et de se séparer ensuite sans capitaliser ce moment passer ensemble.

Mantchini Traoré avec L’Instant Thé sort de l’anonymat les grins des quartiers pour partager avec le public, leur réalité, leur quotidien. A travers ce concept, il est surtout question de montrer une jeunesse ambitieuse, active, consciente et habile qui ne demande qu’à être encadrer, soutenue, écoutée et accompagnée. La jeune actrice culturelle précise d’ailleurs que cette émission « a pour but de forger des citoyens actifs ». La finalité c’est que ces jeunes puissent se prendre en main et être acteurs du changement de leur vie.

 

C’est donc ce vendredi 14 février 2020, que l’émission reprend sur l’ORTM avec une deuxième saison qui vient avec des innovations.

Pour cette édition, la région de Kati sera de la partie. Les thématiques sur lesquelles les grins vont s’affronter seront publiées sur les réseaux sociaux et le vote du public sera sollicité pour sélectionner à chaque fois le grin qui va participer au « Prime Time » (moment d’enregistrement public et de notation des grins).

Chaque semaine, trois diffusions de dix minutes des activités des grins sur les différentes plateformes média vont permettre au public de suivre l’évolution des projets des différents groupes. Chaque grin aura un coach qui va l’accompagner dans le développement de son projet.

La rubrique « les défis de la semaine » qui est aussi une innovation va permettre aux grins de gagner des points bonus à travers des thématiques. Dans la même lancée, « Okelendo » qui s’inscrit dans les nouvelles rubriques vient créer le lien entre le public et le grin à travers des histoires de vie du groupe qui seront postées sur les réseaux sociaux.

Lors de la première saison il y a eu trois grands grins primés, tous de Bamako. A noter que huit grins ont participé à l’édition 2017, notamment six à Bamako et deux à Ségou. Les vainqueurs de cette première saison sont : le grin Impact de Garantibougou qui avait un projet de construction de latrines au CSCOM de Garantibougou, il ya le grin guélékan de Tokorobougou qui avait un projet de soutien scolaire et d’activités de pratique culturelle pour 150 enfants, le grin du Futur de Lafiabougou qui avait pour projet d’aménager la Maison de la jeunesse du quartier et envisageait aussi faire des formations en Bogolan pour des jeunes.

Ces trois projets ont été réalisés avec l’appui financier de l’émission. Le premier grin a reçu un appui financier de 8 500 000, le 2ème grin 7 500 000 et le troisième grin 7 millions.

Pour la bonne marche du concept, il y a un comité technique composé de professionnels de différents secteurs qui accompagne l’équipe de production dans l’orientation générale du projet ainsi qu’un jury pour départager les différents groupes. Pour le suivi des projets, un système de mentorat est appliqué.

Idelette BISSUU

 

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