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Législatives 2020: Trois questions à Ballan Diakité

Ballan Diakité est un analyste politique et chercheur au CRAPES. Il répond aux trois questions de la rédaction dans le cadre des législatives. 

 

Quel regard portez-vous sur l’organisation des élections législatives ?

Jusque-là, je pense que  l’organisation se déroule dans des conditions plus ou moins acceptables. Les cartes d’électeurs sont disponibles depuis quelques semaines et leur retrait ne pose pas de problèmes. En se présentant avec une carte d’identité, il est facile de retirer, en un temps assez court, la  carte d’électeur. Sur cet aspect précis, il n’y a pas d’obstacles majeurs et il faut saluer cela.

Doit-on s’attendre à un changement de la configuration actuelle de l’Assemblée nationale ?

Je suis assez sceptique sur ce point. L’une des raisons, d’une part,  est que cette élection s’organise dans des conditions conjoncturelles internationales marquées notamment par la propagation du coronavirus. Cela va sans doute avoir un effet négatif sur le taux de participation. D’autre part, les députés qui sont actuellement à l’Assemblée sont des députés qui ont vu leur mandat prolongé à plusieurs reprises, ce qui leur a permis d’ancrer d’avantage leur influence dans leurs circonscriptions. Par ailleurs, ce sont toujours les mêmes partis politiquent qui dominent.

Les candidatures indépendantes feront-elles le poids ?

Leurs  chances demeurent assez minimes. Même en étant indépendant, pour avoir plus de chances d’être élu député, il faut quand même avoir un mouvement de soutien représentatif sur l’étendue du territoire de la circonscription. Ensuite, on sait que les campagnes électorales au Mali demandent beaucoup de moyens financiers. Or, dans la plupart des cas, ces candidats indépendants n’ont pas assez de fonds.

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