Société › Justice

L’ancien ministre Mahamadou Camara placé sous mandat de dépôt

Dans l’affaire relative à l’acquisition d’un nouvel aéronef présidentiel, réouverte il y a quelques mois, plusieurs personnes font l’objet d’une instruction judiciaire. Parmi elles, l’ancien directeur de cabinet du Président de la République, aujourd’hui directeur général d’un groupe de médias, placé sous mandat de dépôt vendredi 27 mars.

Dans un communiqué en date du 27 mars, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III du district, chargé du pôle économique et financier de Bamako, Mamadou Kassogué, a précisé qu’en « Décembre 2019, suivant instructions écrites du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Parquet a décidé de la réouverture des enquêtes dans l’affaire relative à l’acquisition d’un nouvel aéronef (avion présidentiel) et à la fourniture aux Forces armées maliennes d’un important lot de matériels d’Habillement, de Couchage, de Campement et d’Alimentation (HCCA), ainsi que des véhicules et pièces de rechange; laquelle affaire avait préalablement fait l’objet d’un classement sans suite ».

Une instruction judiciaire a donc été ouverte sur les faits de faux en écriture, usage de faux et complicité de ces faits, de complicité d’atteinte aux biens publics par usage de faux et autres malversations et de complicité de favoritisme, contre les nommés Sidi Mohamed Kagnassy,  Amadou Kouma, Nouhoum Kouma, Soumaïla Diaby, Marc Gaffajoli et Mahamadou Camara.

Accusé de « complicité de favoritisme » dans le dossier des fournitures aux forces armées, Mahamadou Camara, directeur de cabinet du Président de la République avec rang de ministre au moment des faits, a été convoqué par le procureur en charge du pôle économique et financier le vendredi 27 mars puis placé sous mandat de dépôt.

Le communiqué du procureur précise qu’en raison de graves présomptions « de faits de faux en écriture, usage de faux, atteinte aux biens publics, corruption et délit de favoritisme, qui ont pu être relevées à l’encontre des nommés Soumeylou Boubéye Maïga, Madame Bouaré Fily Sissoko et Moustapha Ben Barka, qui étaient tous ministres au moment des faits, le Parquet a procédé à la transmission des éléments d’enquêtes au Procureur général de la Cour Suprême pour saisine de l’Assemblée nationale. Le procureur a tenu à rappeler que les personnes citées sont présumées innocentes à ce stade de la procédure et que des investigations objectives, transparentes et diligentes seront menées pour faire toute la lumière dans cette affaire.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut