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Football : Comment les clubs font face à la pandémie

La pandémie de coronavirus impacte très durement le monde du sport. De nombreux grands clubs ont pris des mesures pour alléger leurs finances durant cette période difficile. Réduction de salaires, mise au chômage technique d’une partie du personnel… Ces mesures font des émules au Mali, où les clubs emboîtent le pas des puissants du football mondial.

Arrêt des compétitions rime avec arrêt de toutes les activités dans plusieurs clubs. Dès la découverte du premier cas de coronavirus au Mali, le Djoliba AC, l’un des deux grands du pays, a tout stoppé. Le club rouge, comme le rapporte son Secrétaire général Modibo Coulibaly avait anticipé. Avant que ne soit détecté le premier cas, le centre sportif avait été fermé au public et les entraînements séquencés par groupes de 10 pour les seniors. Les jeunes avaient été libérés. Mais, depuis l’évolution de la situation, les joueurs sont priés de rester chez eux, avec un programme spécial. Leur salaire du mois de mars la été payé en intégralité, un « exploit » juge Coulibaly, pour des clubs sans « aucune source de revenus ». Des discussions sont en cours avec les joueurs et le staff pour une réduction. « Ce n’est pas de gaieté de cœur, c’est une situation qui nous est imposée. Nous sommes obligés d’emboîter le pas à ceux qui l’ont déjà fait », justifie le secrétaire général. Son historique concurrent, le Stade Malien, a lui aussi mis tout à l’arrêt, selon un laconique message de son Président Boubacar Karamoko Coulibaly.

L’exception Yeleen

Si la plupart des clubs de première division prennent les mêmes mesures pour survivre, le Yeleen Olympique fait exception. Mohamed Sissoko, son Président, assure que le centre avait déjà planifié son budget jusqu’à décembre 2021. Donc pas de réduction de salaires. Le centre, qui mise à la fois sur le sportif et l’éducatif, a certes libéré les jeunes joueurs, mais ne les a pas mis en congé. « Nous organisons des cours de soutien par groupe de quatre. Nous avons également mis en place un groupe Whatsapp sur lequel chaque semaine un livre est ajouté pour ceux qui sont en classe d’examen ». « Tout le monde aura quelque chose à faire, même si ce n’est pas sur le terrain. Personne ne va chômer », assure le Président Sissoko.

Boubacar Sidiki Haidara

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